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Nabîdh de dattes
Pourquoi ce plat ? Abû Nouwâs est le grand poète du khamriyyât, la poésie bachique : il célèbre la coupe sans relâche. Le nabîdh — macération fermentée de dattes ou de raisins secs, tolérée par certaines écoles juridiques quand le vin était interdit — était la boisson ordinaire des nuits de Bagdad qu'il chantait.
Une boisson douce et légèrement pétillante obtenue en laissant macérer des dattes dans l'eau quelques jours, le temps qu'une fermentation naturelle l'anime. Inspirée des nabîdh d'époque, on la présente ici en version courte, à peine fermentée, sucrée et parfumée — un clin d'œil familial à la coupe du poète.
On me reproche la coupe ? Qu'on me la reproche ! Moi, je jette une poignée de dattes dans la jarre, je verse l'eau claire, et je laisse le temps faire son office dans l'ombre fraîche. Au bout de quelques jours, le breuvage frémit, se pare d'une mousse fine, et devient ce nabîdh que j'aime tendre à l'ami au clair de lune. Bois-le doucement, écoute le luth, et laisse les dévots à leurs sermons.
- •Dattes mûres — une bonne poignée (sucre fermentescible)
- •Eau de source — une jarre (base)
Nabîdh de dattes
Une boisson douce et légèrement pétillante obtenue en laissant macérer des dattes dans l'eau quelques jours, le temps qu'une fermentation naturelle l'anime. Inspirée des nabîdh d'époque, on la présente ici en version courte, à peine fermentée, sucrée et parfumée — un clin d'œil familial à la coupe du poète.
Pourquoi ce plat ? Abû Nouwâs est le grand poète du khamriyyât, la poésie bachique : il célèbre la coupe sans relâche. Le nabîdh — macération fermentée de dattes ou de raisins secs, tolérée par certaines écoles juridiques quand le vin était interdit — était la boisson ordinaire des nuits de Bagdad qu'il chantait.
On me reproche la coupe ? Qu'on me la reproche ! Moi, je jette une poignée de dattes dans la jarre, je verse l'eau claire, et je laisse le temps faire son office dans l'ombre fraîche. Au bout de quelques jours, le breuvage frémit, se pare d'une mousse fine, et devient ce nabîdh que j'aime tendre à l'ami au clair de lune. Bois-le doucement, écoute le luth, et laisse les dévots à leurs sermons.
Ingrédients (version d’époque)
- Dattes mûres — une bonne poignée (sucre fermentescible)
- Eau de source — une jarre (base)
Ingrédients
- Dattes moelleuses dénoyautées — 200 g (sucre fermentescible)
- Eau — 1 litre (base)
- Eau de fleur d'oranger (option) — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Écraser grossièrement les dattes et les mettre dans un bocal propre avec l'eau.
- Couvrir d'un linge et laisser à température ambiante 2 à 3 jours, en remuant chaque jour.
- Filtrer dès que la boisson devient pétillante et parfumée (version très peu alcoolisée).
- Parfumer d'une goutte d'eau de fleur d'oranger et servir frais.
- Pour un usage familial, on peut s'arrêter à 24 h : on obtient une simple eau de dattes sucrée, sans fermentation.
Comment on faisait : Le nabîdh désignait à l'époque abbasside diverses macérations de fruits (dattes, raisins secs, miel) dont le degré de fermentation faisait débat entre écoles juridiques. Préparé court, il restait peu ou pas alcoolisé ; laissé plus longtemps, il devenait une véritable boisson enivrante. On le conservait dans des jarres de terre, parfois aromatisé d'épices.
Le twist contemporain : Servir en version « mocktail » sur glace pilée avec une rondelle de citron : l'eau de dattes pétillante des poètes, sans alcool.
Sources : Peter Heine, Food Culture in the Near East, Middle East and North Africa (2004)
Aboû Nouwâs · Charactorium





