retournerSikanjabîn, sirop de vinaigre et de miel à la menthe
Sikanjabîn, sirop de vinaigre et de miel à la menthe
Pourquoi ce plat ? Dans la chaleur de Bagdad et de Samarcande, cet oxymel doux-acide était la boisson des savants comme des médecins ; on la jugeait propre à « clarifier l'humeur » — de quoi rafraîchir l'esprit avant une longue séance de calcul astronomique.
Sirop de vinaigre et de miel cuit jusqu'à consistance épaisse, parfumé à la menthe, que l'on dilue dans de l'eau fraîche pour obtenir une boisson désaltérante au délicat équilibre sucré-acide.
Approche, l'ami, la chaleur est rude. Voici le sikanjabîn, où s'unissent par juste proportion l'aigre et le doux — comme s'équilibrent les deux plateaux d'une balance. Fais réduire le miel et le vinaigre sur un feu mesuré jusqu'à ce que la goutte tienne, puis jette une poignée de menthe et retire du feu. On en garde une fiole tout l'été. Une cuillerée dans l'eau de la jarre, et la soif s'enfuit ; les médecins eux-mêmes en vantent le bienfait pour l'estomac.
- •Miel — deux parts (douceur)
- •Vinaigre de vin ou de raisin — une part (acidité)
- •Menthe fraîche — une poignée (parfum)
- •Eau fraîche — pour diluer (boisson finale)
Sikanjabîn, sirop de vinaigre et de miel à la menthe
Sirop de vinaigre et de miel cuit jusqu'à consistance épaisse, parfumé à la menthe, que l'on dilue dans de l'eau fraîche pour obtenir une boisson désaltérante au délicat équilibre sucré-acide.
Pourquoi ce plat ? Dans la chaleur de Bagdad et de Samarcande, cet oxymel doux-acide était la boisson des savants comme des médecins ; on la jugeait propre à « clarifier l'humeur » — de quoi rafraîchir l'esprit avant une longue séance de calcul astronomique.
Approche, l'ami, la chaleur est rude. Voici le sikanjabîn, où s'unissent par juste proportion l'aigre et le doux — comme s'équilibrent les deux plateaux d'une balance. Fais réduire le miel et le vinaigre sur un feu mesuré jusqu'à ce que la goutte tienne, puis jette une poignée de menthe et retire du feu. On en garde une fiole tout l'été. Une cuillerée dans l'eau de la jarre, et la soif s'enfuit ; les médecins eux-mêmes en vantent le bienfait pour l'estomac.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — deux parts (douceur)
- Vinaigre de vin ou de raisin — une part (acidité)
- Menthe fraîche — une poignée (parfum)
- Eau fraîche — pour diluer (boisson finale)
Ingrédients
- Miel (ou sucre) — 300 g (douceur)
- Vinaigre de vin blanc — 150 ml (acidité)
- Eau — 150 ml (pour le sirop)
- Menthe fraîche — 1 belle poignée (parfum)
- Eau fraîche ou glaçons — à volonté (dilution au service)
Préparation
- Dans une casserole, dissoudre le miel dans l'eau et le vinaigre, puis porter à frémissement.
- Laisser réduire 20 à 30 min à feu doux jusqu'à obtenir un sirop nappant.
- Hors du feu, plonger la menthe fraîche et laisser infuser 15 min, puis filtrer.
- Conserver le sirop en bouteille au frais.
- Au moment de boire, diluer 1 à 2 cuillerées de sirop dans un grand verre d'eau fraîche.
Comment on faisait : Le sikanjabîn (de l'arabe-persan « sikanjabîn », vinaigre-miel) est un oxymel hérité de la médecine grecque et largement consommé dans le monde abbasside, tant comme boisson que comme remède. Les recueils en donnent de nombreuses variantes parfumées (menthe, rose, semences).
Le twist contemporain : Servir façon « spritz du savant » : sirop, eau gazeuse, rondelle de concombre et brin de menthe sur glace pilée.
Sources : Lilia Zaouali, L'Islam à table, La Découverte, 2004 · Nawal Nasrallah, Annals of the Caliphs' Kitchens, Brill, 2007
Al-Khwârizmî · Charactorium