La carte de Alexander Hamilton
La ration du bivouac

Fire cake du soldat continental

VoyageDocumentée🧂facile30 min

La plus rude des recettes : farine, eau et sel, pétris en galette plate et cuits à même une pierre chaude ou une plaque devant le feu. Sans levain, sans gras — la nourriture de survie de l'armée continentale. À goûter pour comprendre ce que valait alors la liberté.

La ration du bivouac

La plus rude des recettes : farine, eau et sel, pétris en galette plate et cuits à même une pierre chaude ou une plaque devant le feu. Sans levain, sans gras — la nourriture de survie de l'armée continentale. À goûter pour comprendre ce que valait alors la liberté.

Que les beaux dîneurs me pardonnent : voici le pain que nous avons mangé pour faire une nation. À Valley Forge, monsieur, nous n'avions ni viande, ni sel parfois, ni souliers — rien que de la farine et l'eau du ruisseau. On pétrissait cette pâte grise, on la jetait sur une pierre rougie au feu, et l'on appelait cela fire cake. C'était dur sous la dent et amer au cœur. Mais nous l'avons mangé en hommes libres, et c'est de cette misère, croyez-moi, qu'est sortie la République.
Alexander Hamilton
Ingrédients
  • Farine de froment (ou de seigle)ce qu'il restait (base)
  • Eauce qu'il faut (liant)
  • Selune pincée, quand il y en avait (assaisonnement rare)
Comment on faisait : Le fire cake est attesté par les journaux de soldats de Valley Forge, notamment le diariste Albigence Waldo, chirurgien militaire, qui décrit en 1777 cette galette de farine et d'eau cuite sur le feu comme l'ordinaire désespérant des troupes affamées. Sans gras ni levure, elle se conservait et se transportait — d'où sa fonction de ration de campagne.
Sources : Journal d'Albigence Waldo, chirurgien à Valley Forge, 1777 · Récits de l'armée continentale, hiver 1777-1778