Oatcakes, galettes d'avoine du voyageur
De fines galettes d'avoine cuites sur une plaque, sans levain, croustillantes et de longue garde. On les mange avec du fromage, du beurre ou trempées dans le broth. Le pain des Écossais qui n'avaient ni le blé ni le four du Sud.
De fines galettes d'avoine cuites sur une plaque, sans levain, croustillantes et de longue garde. On les mange avec du fromage, du beurre ou trempées dans le broth. Le pain des Écossais qui n'avaient ni le blé ni le four du Sud.
Le voyageur prudent en emporte toujours quelques-unes dans sa besace. Mêlez la farine d'avoine d'un peu d'eau chaude et d'une noix de graisse, point davantage — pétrissez vite, car la pâte n'attend pas. Étendez-la mince comme une feuille, cuisez-la sur la plaque chaude, et finissez-la debout devant le feu pour qu'elle sèche et durcisse. Ainsi préparée, elle vous nourrit huit jours sur la route sans rien perdre de sa vertu : nul pain n'est plus fidèle au pauvre comme au savant en chemin.
- •Farine d'avoine (oatmeal moyen) — deux mesures (base)
- •Graisse de mouton ou beurre — une noix (liant)
- •Eau chaude — selon la pâte (hydratation)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Oatcakes, galettes d'avoine du voyageur
De fines galettes d'avoine cuites sur une plaque, sans levain, croustillantes et de longue garde. On les mange avec du fromage, du beurre ou trempées dans le broth. Le pain des Écossais qui n'avaient ni le blé ni le four du Sud.
Pourquoi ce plat ? Le pain d'avoine figurait explicitement à la table de Smith. Sèches et solides, ces galettes se gardaient des semaines et accompagnaient les longues routes — de Kirkcaldy à Glasgow, d'Édimbourg jusqu'à Oxford où il fut étudiant à Balliol College.
Le voyageur prudent en emporte toujours quelques-unes dans sa besace. Mêlez la farine d'avoine d'un peu d'eau chaude et d'une noix de graisse, point davantage — pétrissez vite, car la pâte n'attend pas. Étendez-la mince comme une feuille, cuisez-la sur la plaque chaude, et finissez-la debout devant le feu pour qu'elle sèche et durcisse. Ainsi préparée, elle vous nourrit huit jours sur la route sans rien perdre de sa vertu : nul pain n'est plus fidèle au pauvre comme au savant en chemin.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'avoine (oatmeal moyen) — deux mesures (base)
- Graisse de mouton ou beurre — une noix (liant)
- Eau chaude — selon la pâte (hydratation)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'avoine (ou flocons mixés fin) — 200 g (base)
- Beurre fondu — 20 g (liant)
- Eau chaude — 60 à 80 ml (hydratation)
- Sel fin — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Farine d'avoine pour le plan de travail — un peu (façonnage)
Préparation
- Mélangez la farine d'avoine et le sel, incorporez le beurre fondu.
- Ajoutez l'eau chaude peu à peu jusqu'à former une pâte souple mais non collante ; travaillez vite.
- Étalez finement sur un plan fariné d'avoine, découpez en triangles (farls).
- Cuisez sur une plaque ou poêle sèche à feu moyen 4 à 5 min de chaque côté, jusqu'à ce que les bords se relèvent.
- Laissez sécher et durcir près d'une source de chaleur ; conservez à l'abri de l'humidité.
Comment on faisait : On cuisait les oatcakes sur une « girdle » (plaque de fonte suspendue au-dessus du feu), puis on les finissait dressées contre une pierre chaude ou un « toaster » de fer pour les déshydrater. Sèches, elles se gardaient des semaines dans une huche — d'où leur rôle de provision de voyage et de réserve hivernale.
Le twist contemporain : Servez-les à l'apéritif avec un cheddar écossais affiné et un peu de miel de bruyère : le mariage classique fromage-avoine, en version planche à partager.
Sources : F. Marian McNeill, The Scots Kitchen (1929)
Adam Smith · Charactorium
