La carte de Alexandre Scriabine
Varénié de cerises au samovar
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Varénié — confiture de salon à la cuillère

Varénié de cerises au samovar

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Varénié — confiture de salon à la cuillère

Varénié de cerises au samovar

Pourquoi ce plat ? Le varénié russe ne se tartine pas : on le mange à la petite cuillère en buvant le thé, ou on le laisse fondre dans la tasse. Au cœur de la sociabilité du samovar si chère à Scriabine, la confiture de cerises était la compagne attendue de chaque tasse.

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Varénié — confiture de salon à la cuillère

Des cerises entières confites dans un sirop clair et parfumé, où le fruit reste ferme et brillant. On la conserve pour l'hiver et on la sert avec le thé.

Le varénié, ce n'est pas une confiture de cuisinière pressée — c'est une patience. On ne brutalise pas la cerise : on la laisse mariner dans son sucre, puis on l'amène doucement à frémir, par étapes, pour que le fruit reste entier et brillant comme un grain de verre. L'hiver venu, une cuillerée dans le thé brûlant, et tout l'été revient sur la langue. Voilà, je crois, la vraie alchimie domestique.
Alexandre Scriabine
Ingrédients
  • Cerises bien mûres dénoyautéesà parts égales avec le sucre (fruit)
  • Sucreautant que de cerises (conservation et sirop)
  • Eauun verre (amorce du sirop)
Comment on faisait : Le varénié se distingue de la confiture occidentale par sa cuisson par paliers, destinée à préserver le fruit entier dans un sirop limpide plutôt qu'à le réduire en pâte. Chaque famille avait sa spécialité — cerise, groseille, voire pomme de pin pour les plus raffinées — préparée l'été pour tenir tout l'hiver.

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