Thé noir fort et biscuits secs du naturaliste
Un thé noir infusé serré, presque amer, servi brûlant, et quelques biscuits secs durs qui supportaient les longs voyages en mer. Le réconfort sobre du gentleman victorien loin de chez lui.
Un thé noir infusé serré, presque amer, servi brûlant, et quelques biscuits secs durs qui supportaient les longs voyages en mer. Le réconfort sobre du gentleman victorien loin de chez lui.
Aussi loin que m'emportât ma chasse aux papillons, je n'abandonnai jamais l'habitude d'un thé bien fort à la tombée du jour. Je le veux noir, infusé serré, presque âpre, tel qu'on le prend dans nos comtés, et je l'accompagne de ces biscuits durs que le marin nomme avec ironie sa nourriture de cale. Croyez-moi : sous une moustiquaire, au milieu des cris de la forêt, cette modeste tasse fumante me rendait pour un instant tout entier à l'Angleterre, et je reprenais courage pour le lendemain.
- •Thé noir en feuilles — généreusement (infusion)
- •Eau bouillante — une grande tasse (extraction)
- •Sucre — selon le goût (adoucissant facultatif)
- •Biscuits secs (ship's biscuits) — quelques-uns (accompagnement)
Thé noir fort et biscuits secs du naturaliste
Un thé noir infusé serré, presque amer, servi brûlant, et quelques biscuits secs durs qui supportaient les longs voyages en mer. Le réconfort sobre du gentleman victorien loin de chez lui.
Pourquoi ce plat ? Issu de la classe moyenne victorienne, Wallace emportait dans ses malles le rituel du thé fort et des biscuits secs, ces vivres anglais qui se conservaient et reliaient le voyageur à son pays. Une tasse de thé bouillant sous une moustiquaire, c'était un fragment d'Angleterre au cœur de la jungle.
Aussi loin que m'emportât ma chasse aux papillons, je n'abandonnai jamais l'habitude d'un thé bien fort à la tombée du jour. Je le veux noir, infusé serré, presque âpre, tel qu'on le prend dans nos comtés, et je l'accompagne de ces biscuits durs que le marin nomme avec ironie sa nourriture de cale. Croyez-moi : sous une moustiquaire, au milieu des cris de la forêt, cette modeste tasse fumante me rendait pour un instant tout entier à l'Angleterre, et je reprenais courage pour le lendemain.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir en feuilles — généreusement (infusion)
- Eau bouillante — une grande tasse (extraction)
- Sucre — selon le goût (adoucissant facultatif)
- Biscuits secs (ship's biscuits) — quelques-uns (accompagnement)
Ingrédients
- Thé noir corsé (Assam, English Breakfast) — 1 c. à café bombée par tasse (infusion)
- Eau frémissante — 25 cl par tasse (extraction)
- Lait ou sucre — au goût (facultatif)
- Farine — 250 g (biscuits)
- Eau — 12 cl (biscuits)
- Sel — 1 pincée (biscuits)
Préparation
- Pour les biscuits : pétrir farine, sel et eau en une pâte ferme, étaler finement, découper des carrés et piquer à la fourchette.
- Cuire 25 à 30 minutes à 160 °C jusqu'à ce qu'ils soient durs et secs, puis laisser refroidir (ils durcissent encore).
- Pour le thé : ébouillanter la théière, y mettre le thé, verser l'eau frémissante.
- Laisser infuser 4 à 5 minutes pour un thé bien corsé et légèrement amer.
- Servir brûlant, avec ou sans lait, et tremper les biscuits secs.
Comment on faisait : Le thé était au cœur de la vie victorienne et voyageait dans toutes les malles coloniales, conservé en boîtes métalliques. Les biscuits de mer (ship's biscuits ou hardtack), faits de farine et d'eau sans levain, se gardaient des mois et constituaient le pain de réserve des voyages au long cours du XIXe siècle.
Le twist contemporain : Remplacer le biscuit de cale par un sablé au beurre légèrement salé : la pause-thé reste, le confort en plus.
Alfred Russel Wallace · Charactorium