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Porée verte aux poireaux et bettes
Pourquoi ce plat ? Même à la cour, les jours ordinaires et les nombreux jours « maigres » du calendrier chrétien, on mange des porées de verdure. Aliénor, qui passe d'un château à l'autre — Poitiers, Bordeaux, Rouen — retrouve partout ce bouillon d'herbes potagères, socle humble et réconfortant de la table médiévale.
Un épais pottage de poireaux et de bettes (« porée ») fondus dans un bouillon, lié au pain et relevé d'un soupçon d'épice. Nourrissant, vert et doux, c'est le plat de fond que l'on sert sur le pain-tranchoir.
Approchez, et ne vous fiez point à sa simplicité. Cette porée, mes cuisiniers la mènent doucement, ainsi qu'il sied : les poireaux fondus longuement au gras, les bettes ajoutées après, et le pain rassis pour épaissir le tout. Aux jours maigres, je la veux à l'huile et au bouillon d'herbes ; aux autres, un peu de lard lui donne meilleure mine. Croyez-moi, duchesse ou servante, nul ne dédaigne une bonne porée par soir d'hiver.
- •Poireaux — une bonne brassée (base douce du pottage)
- •Bettes (poirée) — à volonté (verdure)
- •Bouillon de viande ou d'herbes — ce qu'il faut (liquide)
- •Lard ou huile — un morceau (matière grasse selon jour gras ou maigre)
- •Pain rassis — quelques tranches (liaison)
- •Gingembre — une pincée (épice de finition)
Porée verte aux poireaux et bettes
Un épais pottage de poireaux et de bettes (« porée ») fondus dans un bouillon, lié au pain et relevé d'un soupçon d'épice. Nourrissant, vert et doux, c'est le plat de fond que l'on sert sur le pain-tranchoir.
Pourquoi ce plat ? Même à la cour, les jours ordinaires et les nombreux jours « maigres » du calendrier chrétien, on mange des porées de verdure. Aliénor, qui passe d'un château à l'autre — Poitiers, Bordeaux, Rouen — retrouve partout ce bouillon d'herbes potagères, socle humble et réconfortant de la table médiévale.
Approchez, et ne vous fiez point à sa simplicité. Cette porée, mes cuisiniers la mènent doucement, ainsi qu'il sied : les poireaux fondus longuement au gras, les bettes ajoutées après, et le pain rassis pour épaissir le tout. Aux jours maigres, je la veux à l'huile et au bouillon d'herbes ; aux autres, un peu de lard lui donne meilleure mine. Croyez-moi, duchesse ou servante, nul ne dédaigne une bonne porée par soir d'hiver.
Ingrédients (version d’époque)
- Poireaux — une bonne brassée (base douce du pottage)
- Bettes (poirée) — à volonté (verdure)
- Bouillon de viande ou d'herbes — ce qu'il faut (liquide)
- Lard ou huile — un morceau (matière grasse selon jour gras ou maigre)
- Pain rassis — quelques tranches (liaison)
- Gingembre — une pincée (épice de finition)
Ingrédients
- Poireaux — 4 gros (base douce du pottage)
- Bettes (côtes + vert) — 500 g (verdure)
- Bouillon de volaille (ou de légumes les jours maigres) — 1 L (liquide)
- Lardons fumés (ou 3 c. à s. d'huile) — 100 g (matière grasse)
- Pain de campagne rassis — 2 tranches (liaison)
- Gingembre moulu — 1/2 c. à café (épice de finition)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Préparation
- Émincer finement les poireaux et faire fondre doucement dans le gras (lard ou huile) sans coloration, 10 minutes.
- Ajouter les côtes de bettes en lamelles, mouiller avec le bouillon et cuire 15 minutes.
- Ajouter le vert de bettes ciselé et le pain émietté ; laisser épaissir 10 minutes en remuant.
- Relever de gingembre, saler, et servir bien chaud, éventuellement sur une tranche de pain en guise d'assiette.
Comment on faisait : Les « porées » (du latin porrum, le poireau) sont la colonne vertébrale de l'alimentation médiévale, du paysan au roi. On distinguait la porée blanche, la noire (au lard) et la verte (aux herbes). Le pain rassis servait de liant universel, bien avant la généralisation du roux à la farine.
Le twist contemporain : Un filet d'huile de noix d'Aquitaine et quelques croûtons dorés en surface : le tranchoir devient garniture.
Aliénor d'Aquitaine · Charactorium





