retournerBotamochi — riz pilé enrobé de pâte d'azuki
Botamochi — riz pilé enrobé de pâte d'azuki
Pourquoi ce plat ? Les mochi pilés sont l'aliment des grandes fêtes et des rites de joie. Quand on célèbre la déesse du soleil — comme on la célébra pour la faire sortir de la grotte —, on pile le riz en gâteau brillant, symbole d'abondance et de lumière retrouvée.
Des boules de riz gluant à demi pilé, tièdes, enveloppées d'une pâte sucrée de haricots azuki couleur de crépuscule. Moelleux dedans, fondant dehors.
Te souviens-tu de la nuit où je me cachai au fond de la grotte, et où le monde sombra dans le froid ? Les dieux firent fête, dansèrent et rirent jusqu'à ce que je rouvre la porte de pierre. Voici la douceur des jours de joie : le riz pilé au mortier, roulé dans la pâte sombre du haricot, douce comme le retour de ma clarté. Mange-la tiède, et que ton cœur se réjouisse comme se réjouirent les huit millions de kami.
- •Riz gluant (mochigome) — une mesure (base pilée)
- •Haricots azuki — deux poignées (pâte enrobante)
- •Amazura (sirop de liane sucrée) ou miel — à convenance (douceur d'époque)
- •Sel marin — une pincée (équilibre)
Botamochi — riz pilé enrobé de pâte d'azuki
Des boules de riz gluant à demi pilé, tièdes, enveloppées d'une pâte sucrée de haricots azuki couleur de crépuscule. Moelleux dedans, fondant dehors.
Pourquoi ce plat ? Les mochi pilés sont l'aliment des grandes fêtes et des rites de joie. Quand on célèbre la déesse du soleil — comme on la célébra pour la faire sortir de la grotte —, on pile le riz en gâteau brillant, symbole d'abondance et de lumière retrouvée.
Te souviens-tu de la nuit où je me cachai au fond de la grotte, et où le monde sombra dans le froid ? Les dieux firent fête, dansèrent et rirent jusqu'à ce que je rouvre la porte de pierre. Voici la douceur des jours de joie : le riz pilé au mortier, roulé dans la pâte sombre du haricot, douce comme le retour de ma clarté. Mange-la tiède, et que ton cœur se réjouisse comme se réjouirent les huit millions de kami.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz gluant (mochigome) — une mesure (base pilée)
- Haricots azuki — deux poignées (pâte enrobante)
- Amazura (sirop de liane sucrée) ou miel — à convenance (douceur d'époque)
- Sel marin — une pincée (équilibre)
Ingrédients
- Riz gluant japonais (mochigome) — 250 g (base)
- Haricots azuki secs — 200 g (pâte (anko))
- Sucre — 120 g (douceur (remplace l'amazura))
- Sel — 1 pincée (rehaut)
Préparation
- Faire tremper les azuki une nuit, les cuire à l'eau jusqu'à tendreté, ajouter le sucre et une pincée de sel, écraser en pâte épaisse (anko) et laisser refroidir.
- Cuire le riz gluant à la vapeur, puis le piler grossièrement au pilon : il doit rester un peu de grains entiers (état 'hangoroshi').
- Former des boules de riz avec les mains humides.
- Étaler une cuillère d'anko dans la paume, y déposer la boule de riz et l'envelopper entièrement.
- Servir tiède le jour même, posé sur une petite feuille.
Comment on faisait : Avant l'arrivée du sucre de canne, on adoucissait avec l'amazura, un sirop tiré d'une liane, ou avec le simple goût du haricot. Les gâteaux de riz pilé accompagnaient les fêtes saisonnières et les offrandes aux kami bien avant l'époque historique.
Le twist contemporain : Roulez-en quelques-uns dans du kinako (soja torréfié) doré : un 'botamochi soleil', clin d'œil à la face lumineuse d'Amaterasu.
Sources : Tradition des mochi et wagashi anciens · Kojiki (712), épisode de la grotte céleste (Ama no Iwato)
Amaterasu · Charactorium





