Cuissot de sanglier au miel et aux baies de genièvre
Une pièce de sanglier longuement rôtie, frottée de sel et de baies de genièvre écrasées, puis laquée de miel fondu qui caramélise au feu. Une viande sombre, forte et sucrée, taillée à la lame et partagée à la main.
Une pièce de sanglier longuement rôtie, frottée de sel et de baies de genièvre écrasées, puis laquée de miel fondu qui caramélise au feu. Une viande sombre, forte et sucrée, taillée à la lame et partagée à la main.
Approche, et n'aie pas peur de mes hommes. À ma table, qui mange avec moi devient des miens. Ce sanglier, mes chasseurs l'ont levé dans les bois avant que nous descendions sur l'Italie ; je l'ai fait frotter de sel et de ces baies noires que le froid durcit, puis napper du miel que nous gardons en pots de terre. Tiens, voici la cuisse — la meilleure part — car un roi qui garde tout pour lui ne règne pas longtemps. Mange, et que ta lame se souvienne de ce feu.
- •Cuissot de sanglier — une pièce pour la tablée (viande maîtresse)
- •Miel sauvage — à la louche (laque sucrée)
- •Baies de genièvre — une poignée écrasée (parfum résineux)
- •Sel — à pleine main (assaisonnement et conservation)
- •Saindoux — selon la pièce (graisse de cuisson)
Cuissot de sanglier au miel et aux baies de genièvre
Une pièce de sanglier longuement rôtie, frottée de sel et de baies de genièvre écrasées, puis laquée de miel fondu qui caramélise au feu. Une viande sombre, forte et sucrée, taillée à la lame et partagée à la main.
Pourquoi ce plat ? Au repos des armées, entre deux marches vers l'Italie, Alaric rassemblait ses guerriers autour du feu. Le gibier abattu dans les forêts traversées, glacé au miel des ruches pillées, était la viande du chef : celui qui en distribuait les meilleures parts s'assurait des bras fidèles pour le prochain assaut.
Approche, et n'aie pas peur de mes hommes. À ma table, qui mange avec moi devient des miens. Ce sanglier, mes chasseurs l'ont levé dans les bois avant que nous descendions sur l'Italie ; je l'ai fait frotter de sel et de ces baies noires que le froid durcit, puis napper du miel que nous gardons en pots de terre. Tiens, voici la cuisse — la meilleure part — car un roi qui garde tout pour lui ne règne pas longtemps. Mange, et que ta lame se souvienne de ce feu.
Ingrédients (version d’époque)
- Cuissot de sanglier — une pièce pour la tablée (viande maîtresse)
- Miel sauvage — à la louche (laque sucrée)
- Baies de genièvre — une poignée écrasée (parfum résineux)
- Sel — à pleine main (assaisonnement et conservation)
- Saindoux — selon la pièce (graisse de cuisson)
Ingrédients
- Rôti de sanglier (ou épaule de porc) — 1,2 kg (viande maîtresse)
- Miel de forêt — 4 c. à soupe (laque sucrée)
- Baies de genièvre — 15 baies écrasées (parfum résineux)
- Gros sel — 2 c. à café (assaisonnement)
- Saindoux ou huile — 2 c. à soupe (graisse de cuisson)
- Eau ou bouillon — 1 verre (humidifier la cuisson)
Préparation
- Frotte la viande de gros sel et de baies de genièvre écrasées, laisse reposer une heure à température ambiante.
- Saisis la pièce dans le saindoux chaud sur toutes les faces jusqu'à ce qu'elle dore.
- Enfourne à 160 °C avec un verre d'eau au fond du plat, et compte environ 1 h 30, en arrosant régulièrement.
- À mi-cuisson, badigeonne généreusement de miel fondu, puis renouvelle deux fois pour laquer.
- Laisse reposer 15 minutes avant de trancher à la lame et de partager à la main, sans couverts.
Comment on faisait : Les Wisigoths rôtissaient le gibier à la broche au-dessus des braises du camp. Le miel, abondant dans les forêts du nord et récupéré lors des pillages, servait à la fois de réserve d'énergie, de douceur de fête et de conservateur. Le genièvre poussait partout sur les routes de l'invasion.
Le twist contemporain : Servi sur une planche de bois brut avec un filet de miel chaud et quelques baies entières, façon « tablée du chef », à partager au centre de la table.
Alaric Ier · Charactorium