Galettes d'orge cuites sur la pierre
Des galettes plates d'orge et d'eau, à peine salées, dorées sur une pierre brûlante puis frottées d'huile d'olive — le pain de tous les jours posé sur les autels comme dans les maisons.
Des galettes plates d'orge et d'eau, à peine salées, dorées sur une pierre brûlante puis frottées d'huile d'olive — le pain de tous les jours posé sur les autels comme dans les maisons.
Le sang n'est pas le seul de mes mets, mortel. Sur ma table d'argile, on m'apporte aussi le pain pauvre, celui que pétrissent les femmes au seuil de l'aube. On écrase l'orge entre deux pierres, on mouille la farine d'un peu d'eau et de sel, et on l'aplatit d'une paume large. La pierre du foyer doit brûler comme la colère ; alors la galette gonfle, brunit, et on l'arrose d'huile. Romps-en un morceau et dépose-le devant moi : même une déesse de guerre se souvient du goût de l'orge.
- •Farine d'orge — selon la faim (céréale de base)
- •Eau — ce qu'il faut (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Huile d'olive — pour finir (parfum et moelleux)
Galettes d'orge cuites sur la pierre
Des galettes plates d'orge et d'eau, à peine salées, dorées sur une pierre brûlante puis frottées d'huile d'olive — le pain de tous les jours posé sur les autels comme dans les maisons.
Pourquoi ce plat ? Les offrandes faites à Anat dans les temples comprenaient des galettes d'orge, pain de base du Levant antique. Avant d'être la déesse des champs de bataille, elle reçoit le pain humble du peuple : ces galettes sont le lien quotidien entre les fidèles d'Ougarit et leur déesse redoutée.
Le sang n'est pas le seul de mes mets, mortel. Sur ma table d'argile, on m'apporte aussi le pain pauvre, celui que pétrissent les femmes au seuil de l'aube. On écrase l'orge entre deux pierres, on mouille la farine d'un peu d'eau et de sel, et on l'aplatit d'une paume large. La pierre du foyer doit brûler comme la colère ; alors la galette gonfle, brunit, et on l'arrose d'huile. Romps-en un morceau et dépose-le devant moi : même une déesse de guerre se souvient du goût de l'orge.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge — selon la faim (céréale de base)
- Eau — ce qu'il faut (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Huile d'olive — pour finir (parfum et moelleux)
Ingrédients
- Farine d'orge — 250 g (base)
- Farine de blé complet — 50 g (tenue (l'orge lève peu))
- Eau tiède — 180 ml environ (hydratation)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (finition)
Préparation
- Mélanger les farines et le sel, ajouter l'eau peu à peu jusqu'à obtenir une pâte souple non collante.
- Pétrir 5 min, couvrir et laisser reposer 30 min.
- Diviser en boules et étaler chacune en galette fine de 3-4 mm.
- Chauffer fortement une poêle en fonte ou une pierre à pizza ; cuire chaque galette 1-2 min par face jusqu'à ce qu'elle gonfle et se tache de brun.
- Badigeonner d'huile d'olive à la sortie et garder au chaud sous un linge.
Comment on faisait : L'orge était la céréale dominante du Levant antique, plus rustique que le blé et tolérant les sols pauvres. On la moulait à la main sur une meule dormante, et les galettes étaient cuites sur une plaque de pierre ou contre la paroi d'un four en argile (tannour). Le pain servait aussi d'offrande courante dans les temples.
Le twist contemporain : Servir les galettes empilées avec un bol d'huile d'olive nouvelle et du zaatar, en clin d'œil aux héritières levantines de ce pain antique.
Sources : Marguerite Yon, La cité d'Ougarit sur le tell de Ras Shamra · Daniel Bonnardel & coll., L'alimentation au Proche-Orient ancien (synthèses archéobotaniques)
Anat · Charactorium

