Le café noir des nuits de labeur
Un café noir, corsé, parfois allongé d'un peu de chicorée à la mode du Sud, bu sans façon pendant les longues nuits d'écriture et d'organisation.
Un café noir, corsé, parfois allongé d'un peu de chicorée à la mode du Sud, bu sans façon pendant les longues nuits d'écriture et d'organisation.
Que voulez-vous, l'œuvre ne se fait pas en dormant. Bien des soirs, tandis que les colonnes du Messenger restaient à écrire et que les porteurs comptaient sur moi, c'est une simple tasse de café noir qui me tenait éveillé et l'esprit clair. Je le prenais fort, parfois relevé d'un soupçon de chicorée comme on le fait dans le Sud, et sans sucre superflu — ma table fut toujours sobre. Sachez qu'une cause se sert aussi à la lueur d'une lampe, une tasse à portée de main, longtemps après que la ville s'est endormie.
- •Café moulu — une grosse cuillerée par tasse (base)
- •Racine de chicorée torréfiée — un peu (facultatif) (amertume du Sud)
- •Eau — une tasse par convive (infusion)
Le café noir des nuits de labeur
Un café noir, corsé, parfois allongé d'un peu de chicorée à la mode du Sud, bu sans façon pendant les longues nuits d'écriture et d'organisation.
Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit clairement : l'eau était sa boisson habituelle, mais 'le café et le thé ses compagnons de travail tardif'. Randolph rédigeait avec Chandler Owen le magazine radical The Messenger et organisait son syndicat durant d'interminables soirées : ce café noir et fort est littéralement le carburant de son militantisme.
Que voulez-vous, l'œuvre ne se fait pas en dormant. Bien des soirs, tandis que les colonnes du Messenger restaient à écrire et que les porteurs comptaient sur moi, c'est une simple tasse de café noir qui me tenait éveillé et l'esprit clair. Je le prenais fort, parfois relevé d'un soupçon de chicorée comme on le fait dans le Sud, et sans sucre superflu — ma table fut toujours sobre. Sachez qu'une cause se sert aussi à la lueur d'une lampe, une tasse à portée de main, longtemps après que la ville s'est endormie.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu — une grosse cuillerée par tasse (base)
- Racine de chicorée torréfiée — un peu (facultatif) (amertume du Sud)
- Eau — une tasse par convive (infusion)
Ingrédients
- Café de torréfaction foncée, moulu — 2 c. à soupe par tasse (base corsée)
- Chicorée torréfiée (style Nouvelle-Orléans) — 1 c. à café (facultatif) (amertume ronde)
- Eau frémissante (env. 93 °C) — 250 ml par tasse (infusion)
Préparation
- Mélanger le café moulu et, si désiré, la chicorée torréfiée.
- Verser l'eau frémissante (pas bouillante) sur la mouture et laisser infuser 4 minutes.
- Filtrer et servir bien chaud, noir et sans sucre pour rester fidèle à l'esprit sobre du personnage.
- Pour les nuits longues : garder au chaud sur une plaque douce plutôt que de le faire rebouillir, qui le rendrait âcre.
Comment on faisait : Le café à la chicorée, hérité de la Louisiane et des périodes de pénurie où l'on étirait le café avec la racine torréfiée, était courant dans le Sud. Dans le Harlem militant des années 1920-1960, le café était le carburant des permanences syndicales et des salles de rédaction.
Le twist contemporain : Servi en petite tasse façon 'expresso de bureau', avec une étiquette 'The Messenger blend' : un clin d'œil au journal que Randolph dirigeait.
Sources : Jeffrey B. Perry, et travaux historiques sur The Messenger (Randolph & Owen, 1917-1928)
A. Philip Randolph · Charactorium