La carte de A. Philip Randolph
Le café noir des nuits de labeur
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Boisson de veille — le compagnon des longues heures de travail

Le café noir des nuits de labeur

BoissonDocumentéefacile10 min
Boisson de veille — le compagnon des longues heures de travail

Le café noir des nuits de labeur

Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit clairement : l'eau était sa boisson habituelle, mais 'le café et le thé ses compagnons de travail tardif'. Randolph rédigeait avec Chandler Owen le magazine radical The Messenger et organisait son syndicat durant d'interminables soirées : ce café noir et fort est littéralement le carburant de son militantisme.

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Boisson de veille — le compagnon des longues heures de travail

Un café noir, corsé, parfois allongé d'un peu de chicorée à la mode du Sud, bu sans façon pendant les longues nuits d'écriture et d'organisation.

Que voulez-vous, l'œuvre ne se fait pas en dormant. Bien des soirs, tandis que les colonnes du Messenger restaient à écrire et que les porteurs comptaient sur moi, c'est une simple tasse de café noir qui me tenait éveillé et l'esprit clair. Je le prenais fort, parfois relevé d'un soupçon de chicorée comme on le fait dans le Sud, et sans sucre superflu — ma table fut toujours sobre. Sachez qu'une cause se sert aussi à la lueur d'une lampe, une tasse à portée de main, longtemps après que la ville s'est endormie.
A. Philip Randolph
Ingrédients
  • Café mouluune grosse cuillerée par tasse (base)
  • Racine de chicorée torréfiéeun peu (facultatif) (amertume du Sud)
  • Eauune tasse par convive (infusion)
Comment on faisait : Le café à la chicorée, hérité de la Louisiane et des périodes de pénurie où l'on étirait le café avec la racine torréfiée, était courant dans le Sud. Dans le Harlem militant des années 1920-1960, le café était le carburant des permanences syndicales et des salles de rédaction.
Sources : Jeffrey B. Perry, et travaux historiques sur The Messenger (Randolph & Owen, 1917-1928)

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