Vin miellé coupé d'eau (oinos kai meli)
Un vin rouge allongé d'eau fraîche et adouci d'un trait de miel, parfumé d'une pointe d'épices douces. La boisson civilisée du banquet grec, à partager au cratère.
Un vin rouge allongé d'eau fraîche et adouci d'un trait de miel, parfumé d'une pointe d'épices douces. La boisson civilisée du banquet grec, à partager au cratère.
Maintenant que les plats sont desservis, vient le moment que je préfère : on apporte le cratère. Jamais, entends-tu, nous ne buvons le vin pur comme les barbares — ce serait offenser Dionysos et perdre la raison. On le coupe d'eau, trois mesures d'eau pour une de vin, et l'on y fond un peu de miel pour l'adoucir. C'est la coupe de l'amitié : bois-la lentement, et que ta langue se délie pour le chant.
- •Vin rouge — une mesure (base)
- •Eau de source — deux à trois mesures (dilution)
- •Miel — un trait (douceur)
- •Cannelle ou résine douce — une pointe (parfum (facultatif))
Vin miellé coupé d'eau (oinos kai meli)
Un vin rouge allongé d'eau fraîche et adouci d'un trait de miel, parfumé d'une pointe d'épices douces. La boisson civilisée du banquet grec, à partager au cratère.
Pourquoi ce plat ? Aucun banquet grec, et donc aucune table royale comme celle de Céphée, ne s'achevait sans le symposion. Le vin n'y était jamais bu pur : on le coupait d'eau au cratère, parfois adouci de miel — la boisson de l'hospitalité et de la fête de noces d'Andromède.
Maintenant que les plats sont desservis, vient le moment que je préfère : on apporte le cratère. Jamais, entends-tu, nous ne buvons le vin pur comme les barbares — ce serait offenser Dionysos et perdre la raison. On le coupe d'eau, trois mesures d'eau pour une de vin, et l'on y fond un peu de miel pour l'adoucir. C'est la coupe de l'amitié : bois-la lentement, et que ta langue se délie pour le chant.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une mesure (base)
- Eau de source — deux à trois mesures (dilution)
- Miel — un trait (douceur)
- Cannelle ou résine douce — une pointe (parfum (facultatif))
Ingrédients
- Vin rouge fruité — 250 ml (base)
- Eau fraîche — 500 ml (dilution)
- Miel — 2 c. à soupe (douceur)
- Cannelle (bâton) ou un zeste — 1 pincée / 1 zeste (parfum facultatif)
Préparation
- Faire tiédir légèrement une petite partie du vin et y dissoudre le miel.
- Verser ce mélange dans une carafe (le « cratère ») avec le reste du vin.
- Allonger d'eau fraîche, en goûtant pour ajuster le dosage (vin léger, jamais entêtant).
- Ajouter, si désiré, une pointe de cannelle ou un zeste pour parfumer.
- Servir bien frais dans des coupes peu profondes, à partager.
Comment on faisait : Boire le vin pur était considéré comme barbare ; les Grecs le mélangeaient toujours à l'eau dans un grand vase appelé cratère, dans des proportions discutées par les convives. Le miel servait à adoucir les vins âpres et le mélange était au cœur du symposion.
Le twist contemporain : Version sans alcool possible avec jus de raisin rouge allongé d'eau pétillante et miel — pour une « coupe d'Andromède » familiale.
Sources : Athénée de Naucratis, Les Deipnosophistes (sur le mélange du vin) · Homère, Odyssée (rites du banquet et du vin coupé)
Andromède · Charactorium

