retournerHung dau sa — soupe sucrée de haricots rouges (紅豆沙)
Hung dau sa — soupe sucrée de haricots rouges (紅豆沙)
Pourquoi ce plat ? Le tong sui — littéralement « eau sucrée » — referme les repas cantonais et se sert aussi comme douceur nourrissante. Celui aux haricots rouges adzuki et écorce de mandarine séchée appartient aux saveurs de Chinatown qu'Anna May Wong retrouvait en famille : un dessert tiède, sans prétention, réputé fortifiant.
Des haricots rouges adzuki longuement mijotés jusqu'à fondre, parfumés à l'écorce de mandarine séchée et sucrés au sucre candi. Une soupe douce et veloutée, servie tiède, à la fois dessert et réconfort.
Tu attends un dessert à la française, une pâtisserie montée ? Chez nous, on finissait par une chose toute simple : une soupe de petits haricots rouges, tiède, à peine sucrée. Ma mère y mettait un bout d'écorce de mandarine séchée qu'elle gardait précieusement dans un bocal, et ça embaumait toute la cuisine. On disait que ça fortifie le sang — moi je sais surtout que ça console. Après une journée à se battre contre les rôles qu'on me refusait, ce bol-là ne m'a jamais jugée.
- •Haricots rouges adzuki — une bonne tasse (base de la soupe)
- •Écorce de mandarine séchée (chenpi) — un petit morceau (parfum caractéristique)
- •Sucre candi — au goût (douceur)
- •Eau — en grande quantité (cuisson longue)
Hung dau sa — soupe sucrée de haricots rouges (紅豆沙)
Des haricots rouges adzuki longuement mijotés jusqu'à fondre, parfumés à l'écorce de mandarine séchée et sucrés au sucre candi. Une soupe douce et veloutée, servie tiède, à la fois dessert et réconfort.
Pourquoi ce plat ? Le tong sui — littéralement « eau sucrée » — referme les repas cantonais et se sert aussi comme douceur nourrissante. Celui aux haricots rouges adzuki et écorce de mandarine séchée appartient aux saveurs de Chinatown qu'Anna May Wong retrouvait en famille : un dessert tiède, sans prétention, réputé fortifiant.
Tu attends un dessert à la française, une pâtisserie montée ? Chez nous, on finissait par une chose toute simple : une soupe de petits haricots rouges, tiède, à peine sucrée. Ma mère y mettait un bout d'écorce de mandarine séchée qu'elle gardait précieusement dans un bocal, et ça embaumait toute la cuisine. On disait que ça fortifie le sang — moi je sais surtout que ça console. Après une journée à se battre contre les rôles qu'on me refusait, ce bol-là ne m'a jamais jugée.
Ingrédients (version d’époque)
- Haricots rouges adzuki — une bonne tasse (base de la soupe)
- Écorce de mandarine séchée (chenpi) — un petit morceau (parfum caractéristique)
- Sucre candi — au goût (douceur)
- Eau — en grande quantité (cuisson longue)
Ingrédients
- Haricots adzuki — 200 g (trempés une nuit) (base)
- Écorce de mandarine séchée (chenpi) — 1 petit morceau réhydraté (parfum)
- Sucre candi (ou sucre roux) — 60 à 80 g, au goût (douceur)
- Eau — 1,5 L (cuisson)
- Perles de sagou ou lotus (facultatif) — 2 c. à s. (texture)
Préparation
- Faire tremper les haricots adzuki une nuit, les égoutter.
- Les couvrir largement d'eau avec l'écorce de mandarine réhydratée et porter à ébullition.
- Baisser le feu et mijoter 1 h à 1 h 30, jusqu'à ce que les haricots éclatent et que la soupe épaississe ; ajouter de l'eau si besoin.
- Ajouter le sucre candi (et le sagou cuit, si utilisé) et poursuivre 10 min.
- Servir tiède dans des bols, en fin de repas ou en goûter réconfortant.
Comment on faisait : Les tong sui se préparaient avec ce que la cuisine offrait — haricots, lotus, sésame noir, taro — et se déclinaient selon la saison et la « nature » prêtée à chaque ingrédient. L'écorce de mandarine séchée, vieillie parfois des années, était un trésor de placard, à la fois aromate et remède maison contre les digestions lourdes.
Le twist contemporain : Versez-la tiède sur une boule de glace coco, ou figez-la en petites crèmes : le tong sui de Chinatown réinventé en dessert glacé.
Anna May Wong · Charactorium





