Ta — pain rond d'amidonnier à la coriandre
Un pain plat et dense, à la mie serrée, parfumé de graines de coriandre, cuit sur une plaque chaude ou contre la paroi d'un four de terre. C'est la nourriture qui revient à chaque repas, du paysan au prêtre.
Un pain plat et dense, à la mie serrée, parfumé de graines de coriandre, cuit sur une plaque chaude ou contre la paroi d'un four de terre. C'est la nourriture qui revient à chaque repas, du paysan au prêtre.
Je suis Anubis, gardien du seuil entre les deux mondes, et c'est moi qui pèse ton cœur quand vient ton heure. Approche : ce pain rond, mes prêtres de Cynopolis le pétrissaient à l'aube avec l'amidonnier des greniers du temple, et ils en déposaient un dans chaque tombe que je scelle. Brise-le des doigts, sens la coriandre que l'on écrasait au mortier — c'est ce même pain que ton âme retrouvera devant ma balance. Mange-le et souviens-toi : nul ne franchit l'Occident le ventre vide.
- •Farine d'amidonnier moulue à la pierre — le contenu d'un grand bol (base de la mie)
- •Levain (morceau de pâte aigrie de la veille) — une poignée (fermentation)
- •Eau du Nil filtrée — ce qu'il faut pour lier (hydratation)
- •Sel de la vallée — une pincée (assaisonnement)
- •Graines de coriandre concassées — quelques pincées (parfum)
Ta — pain rond d'amidonnier à la coriandre
Un pain plat et dense, à la mie serrée, parfumé de graines de coriandre, cuit sur une plaque chaude ou contre la paroi d'un four de terre. C'est la nourriture qui revient à chaque repas, du paysan au prêtre.
Pourquoi ce plat ? Le pain est l'offrande funéraire première : la formule « hotep-di-nesou » réclame avant tout « mille pains, mille bières » pour le défunt. Comme dieu des tombes, Anubis veille sur ces pains déposés près des momies en provisions pour l'éternité.
Je suis Anubis, gardien du seuil entre les deux mondes, et c'est moi qui pèse ton cœur quand vient ton heure. Approche : ce pain rond, mes prêtres de Cynopolis le pétrissaient à l'aube avec l'amidonnier des greniers du temple, et ils en déposaient un dans chaque tombe que je scelle. Brise-le des doigts, sens la coriandre que l'on écrasait au mortier — c'est ce même pain que ton âme retrouvera devant ma balance. Mange-le et souviens-toi : nul ne franchit l'Occident le ventre vide.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'amidonnier moulue à la pierre — le contenu d'un grand bol (base de la mie)
- Levain (morceau de pâte aigrie de la veille) — une poignée (fermentation)
- Eau du Nil filtrée — ce qu'il faut pour lier (hydratation)
- Sel de la vallée — une pincée (assaisonnement)
- Graines de coriandre concassées — quelques pincées (parfum)
Ingrédients
- Farine d'épeautre (ou petit épeautre) — 500 g (base de la mie)
- Levain naturel actif — 100 g (fermentation)
- Eau tiède — 300 ml (hydratation)
- Sel — 8 g (assaisonnement)
- Graines de coriandre concassées — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Mélanger la farine, le sel et la coriandre, puis incorporer le levain délayé dans l'eau tiède.
- Pétrir 10 min jusqu'à obtenir une pâte souple mais ferme.
- Laisser lever 3 à 4 h sous un linge, à l'abri des courants d'air.
- Façonner des galettes rondes de 2 cm d'épaisseur.
- Cuire 20 à 25 min dans un four très chaud (240 °C) sur une plaque ou pierre, jusqu'à ce que la croûte dore.
Comment on faisait : On moulait l'amidonnier à la meule dormante, ce qui laissait du sable dans la farine — les momies montrent des dents très usées. La pâte levait grâce aux levures sauvages et à la bière. On cuisait dans des moules coniques en terre ou contre les parois d'un four-tannour.
Le twist contemporain : Servir le ta tiède, fendu et arrosé d'un filet d'huile de sésame, saupoudré de coriandre fraîche — un « pain des scribes » revisité.
Sources : Pierre Tallet, La cuisine des pharaons (Actes Sud) · Delwen Samuel, « Investigation of Ancient Egyptian Baking and Brewing », Science, 1996
Anubis · Charactorium