Shat — gâteaux de miel, dattes et sésame des grandes fêtes
Petites bouchées moelleuses de pâte au miel et aux dattes, roulées dans le sésame — la douceur de fête de l'Égypte ancienne, sans sucre raffiné, toute en miel et en fruits.
Petites bouchées moelleuses de pâte au miel et aux dattes, roulées dans le sésame — la douceur de fête de l'Égypte ancienne, sans sucre raffiné, toute en miel et en fruits.
Ah, vos petits gâteaux dorés, brillants de miel comme des éclats du disque ! Vous les empilez devant votre Rê pour fêter qu'il m'a, dit-on, « renversé » une fois de plus. Mangez-en, riez sous les colonnes de Karnak. Mais je connais le goût qui vient après le miel : celui du néant, quand la dernière lampe s'éteint. Toute douceur n'est qu'un bref sursis arraché à ma gueule.
- •Farine d'amidonnier — à volonté (corps du gâteau)
- •Miel — généreusement (sucrant et liant)
- •Dattes écrasées — une bonne part (douceur, moelleux)
- •Graines de sésame — une poignée (enrobage, croquant)
- •Huile de balanites ou de lin — un filet (matière grasse)
Shat — gâteaux de miel, dattes et sésame des grandes fêtes
Petites bouchées moelleuses de pâte au miel et aux dattes, roulées dans le sésame — la douceur de fête de l'Égypte ancienne, sans sucre raffiné, toute en miel et en fruits.
Pourquoi ce plat ? Lors des grandes fêtes solaires à Karnak et Héliopolis — celles qui célèbrent la victoire quotidienne de Rê sur Apep —, on entassait sur les tables des gâteaux de miel offerts au dieu lumineux. Le miel doré incarne la lumière que le serpent du chaos veut engloutir : un dessert-offrande tout entier solaire.
Ah, vos petits gâteaux dorés, brillants de miel comme des éclats du disque ! Vous les empilez devant votre Rê pour fêter qu'il m'a, dit-on, « renversé » une fois de plus. Mangez-en, riez sous les colonnes de Karnak. Mais je connais le goût qui vient après le miel : celui du néant, quand la dernière lampe s'éteint. Toute douceur n'est qu'un bref sursis arraché à ma gueule.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'amidonnier — à volonté (corps du gâteau)
- Miel — généreusement (sucrant et liant)
- Dattes écrasées — une bonne part (douceur, moelleux)
- Graines de sésame — une poignée (enrobage, croquant)
- Huile de balanites ou de lin — un filet (matière grasse)
Ingrédients
- Farine d'épeautre — 200 g
- Miel — 120 g (sucrant et liant)
- Dattes dénoyautées et écrasées — 150 g (moelleux)
- Graines de sésame — 60 g (enrobage)
- Huile neutre ou de sésame — 3 c. à soupe (matière grasse)
- Cannelle ou cardamome (optionnel, esprit antique) — 1 pincée (parfum)
Préparation
- Écraser les dattes en pâte, les mêler au miel et à l'huile.
- Incorporer la farine peu à peu pour former une pâte souple et collante (épice optionnelle).
- Façonner de petites boules ou cônes, les rouler généreusement dans le sésame.
- Cuire à 170 °C, 15 à 18 min, jusqu'à ce que le sésame dore.
- Laisser tiédir et napper d'un dernier filet de miel avant de servir en pyramide sur un plat.
Comment on faisait : Faute de sucre de canne (inconnu de l'Égypte ancienne), toute la pâtisserie reposait sur le miel et les fruits secs — dattes, figues. Des textes et des modèles funéraires montrent des dizaines de formes de gâteaux d'offrande (« shat »), souvent au miel et au sésame.
Le twist contemporain : Dressés en pyramide sur un plateau cuivré avec un voile de pollen ou de pétales comestibles, ils font une mignardise de fin de repas « antique chic ».
Sources : William J. Darby, Paul Ghalioungui, Louis Grivetti, Food: The Gift of Osiris (1977) · Pierre Tallet, Histoire de la cuisine et de la gastronomie égyptiennes
Apep · Charactorium