retournerOinos — vin miellé et résiné pour la libation
Oinos — vin miellé et résiné pour la libation
Pourquoi ce plat ? Avant tout repas et tout oracle, on versait à Apollon une libation de vin. Au symposion qui suivait le banquet de Delphes, on buvait ce même vin, toujours coupé d'eau, en chantant le péan — l'hymne propre à Apollon.
Du vin rouge adouci de miel et parfumé d'une touche de résine de pin et de thym, servi coupé d'eau dans un cratère. La première coupe, pure, était versée à terre pour le dieu avant qu'on ne boive.
Ne sois pas barbare : seul un homme sans mesure boit son vin pur comme de l'eau. Verse d'abord une part à terre pour moi, en silence, puis coupe le reste d'eau de source dans ton cratère. Adoucis-le de miel si la grappe fut âpre, et qu'un soupçon de résine te rappelle l'odeur de mes forêts. Bois lentement, en chantant le péan : le vin délie la langue des sages et confond celle des sots.
- •Vin rouge — une mesure (base)
- •Eau de source — deux à trois mesures (coupage obligatoire)
- •Miel — à volonté (adoucir)
- •Résine de pin (mastiha/térébinthe) — une pointe (parfum, conservation)
- •Thym ou laurier — un brin (aromate)
Oinos — vin miellé et résiné pour la libation
Du vin rouge adouci de miel et parfumé d'une touche de résine de pin et de thym, servi coupé d'eau dans un cratère. La première coupe, pure, était versée à terre pour le dieu avant qu'on ne boive.
Pourquoi ce plat ? Avant tout repas et tout oracle, on versait à Apollon une libation de vin. Au symposion qui suivait le banquet de Delphes, on buvait ce même vin, toujours coupé d'eau, en chantant le péan — l'hymne propre à Apollon.
Ne sois pas barbare : seul un homme sans mesure boit son vin pur comme de l'eau. Verse d'abord une part à terre pour moi, en silence, puis coupe le reste d'eau de source dans ton cratère. Adoucis-le de miel si la grappe fut âpre, et qu'un soupçon de résine te rappelle l'odeur de mes forêts. Bois lentement, en chantant le péan : le vin délie la langue des sages et confond celle des sots.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une mesure (base)
- Eau de source — deux à trois mesures (coupage obligatoire)
- Miel — à volonté (adoucir)
- Résine de pin (mastiha/térébinthe) — une pointe (parfum, conservation)
- Thym ou laurier — un brin (aromate)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 250 ml (base)
- Eau (plate ou de source) — 250 à 400 ml (coupage (à doser selon le goût))
- Miel — 1 à 2 c. à soupe (adoucissant)
- Quelques gouttes de sirop ou liqueur de mastiha (facultatif) — 1 c. à café (note résinée typique)
- Brin de thym frais ou 1 feuille de laurier — 1 (aromate)
Préparation
- Faire tiédir (sans bouillir) la moitié de l'eau et y dissoudre le miel.
- Verser le vin dans une carafe, ajouter l'eau miellée et le reste d'eau froide selon le degré de coupage souhaité.
- Ajouter le brin de thym ou la feuille de laurier, et la touche de mastiha si on l'utilise.
- Laisser infuser 10 minutes, retirer l'aromate.
- Servir à température de cave dans des coupes larges.
- Pour une version sans alcool, remplacer le vin par du jus de raisin rouge et un trait de vinaigre pour l'acidité.
Comment on faisait : Les Grecs jugeaient barbare de boire le vin pur (akratos) : on le mélangeait toujours d'eau dans un grand cratère, dans des proportions débattues lors du symposion. La résine servait à parfumer et conserver le vin dans les amphores — ancêtre direct du retsina grec moderne.
Le twist contemporain : Version estivale glacée façon spritz antique : vin rosé, eau pétillante, miel et une feuille de laurier — à servir bien frais.
Sources : Athénée de Naucratis, Les Deipnosophistes (proportions du mélange vin-eau) · Hymne homérique à Apollon (libations et chant du péan)
Apollon · Charactorium





