Kykéon d'orge au fromage et au vin
Mi-boisson, mi-bouillie légère : de la farine d'orge délayée dans du vin et de l'eau, relevée de fromage de chèvre râpé et d'herbes. Acidulée, un peu piquante, réconfortante — on la boit à la coupe après une longue marche.
Mi-boisson, mi-bouillie légère : de la farine d'orge délayée dans du vin et de l'eau, relevée de fromage de chèvre râpé et d'herbes. Acidulée, un peu piquante, réconfortante — on la boit à la coupe après une longue marche.
Quand la lune se lève et que mes jambes ont assez couru, voici ce que je réclame : l'orge délayée, le vin sombre, le fromage râpé par-dessus, et quelques feuilles de menthe pour réveiller le tout. Remue bien, mortel, que rien ne reste au fond de la coupe — bois lentement, et tu sentiras la forêt entrer en toi. Ce n'est pas un breuvage de banquet : c'est celui de ceux qui marchent.
- •Farine d'orge grillée — deux cuillerées (corps de la boisson)
- •Vin — une coupe (base fermentée)
- •Eau — une coupe (allonge)
- •Fromage de chèvre râpé — une pincée (umami et liant)
- •Miel — un soupçon (douceur)
- •Menthe ou pouliot — quelques feuilles (parfum frais)
Kykéon d'orge au fromage et au vin
Mi-boisson, mi-bouillie légère : de la farine d'orge délayée dans du vin et de l'eau, relevée de fromage de chèvre râpé et d'herbes. Acidulée, un peu piquante, réconfortante — on la boit à la coupe après une longue marche.
Pourquoi ce plat ? Le kykéon, ce mélange épais d'orge, de vin et de fromage râpé, est la boisson reconstituante des héros d'Homère après l'effort. Pour Artémis l'infatigable, qui court les forêts du lever au coucher de la lune, c'est le réconfort du soir : une boisson qui nourrit autant qu'elle désaltère, à l'orée du bois.
Quand la lune se lève et que mes jambes ont assez couru, voici ce que je réclame : l'orge délayée, le vin sombre, le fromage râpé par-dessus, et quelques feuilles de menthe pour réveiller le tout. Remue bien, mortel, que rien ne reste au fond de la coupe — bois lentement, et tu sentiras la forêt entrer en toi. Ce n'est pas un breuvage de banquet : c'est celui de ceux qui marchent.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge grillée — deux cuillerées (corps de la boisson)
- Vin — une coupe (base fermentée)
- Eau — une coupe (allonge)
- Fromage de chèvre râpé — une pincée (umami et liant)
- Miel — un soupçon (douceur)
- Menthe ou pouliot — quelques feuilles (parfum frais)
Ingrédients
- Farine d'orge (ou orge mondé moulu) — 2 c. à soupe (corps)
- Vin rouge léger — 10 cl (base)
- Eau — 15 cl (allonge)
- Fromage de chèvre sec râpé (ou pecorino) — 1 c. à soupe (umami)
- Miel — 1 c. à café (douceur)
- Feuilles de menthe fraîche — 4 à 5 (parfum)
Préparation
- Délayer la farine d'orge dans l'eau froide pour éviter les grumeaux.
- Ajouter le vin et le miel, puis fouetter vigoureusement.
- Incorporer le fromage râpé et les feuilles de menthe froissées.
- Mélanger jusqu'à obtenir une boisson épaisse et homogène ; servir aussitôt, à température ambiante.
- Pour une version sans alcool (jeune public), remplacer le vin par du jus de raisin rouge additionné d'une goutte de vinaigre de vin.
Comment on faisait : Le kykéon (de kykaô, « mélanger ») est attesté dès l'Iliade : Hécamède en prépare un à base de vin de Pramnos, de fromage de chèvre râpé et de farine d'orge. Boisson-aliment rustique, il se déclinait avec de l'eau, du miel ou des herbes, et servait aussi dans certains rites. On le « buvait » à la coupe, en remuant pour garder le mélange en suspension.
Le twist contemporain : Présenté en petites coupes de terre cuite, baptisé « la coupe de la chasseresse », avec une feuille de menthe posée à la surface.
Sources : Homère, Iliade, chant XI (kykeon d'Hécamède) · Athénée, Les Deipnosophistes (variantes du kykeon)
Artémis · Charactorium