Vin de libation au miel et à la résine
Vin rouge réchauffé doucement avec du miel, une touche de résine de pin et des épices douces. Une boisson rituelle, légèrement résineuse et sucrée, qui rappelle les vins parfumés du Proche-Orient antique. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Vin rouge réchauffé doucement avec du miel, une touche de résine de pin et des épices douces. Une boisson rituelle, légèrement résineuse et sucrée, qui rappelle les vins parfumés du Proche-Orient antique. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
La première coupe n'est pas pour toi : on la verse sur ma pierre, et la terre la boit avant moi. À Ekron, on me destinait le vin des collines, épaissi de miel et scellé de résine pour qu'il traverse l'été sans tourner. Hume-le : il sent le pin et la cire, comme les jarres que mes prêtres descellaient dans la pénombre du temple. Bois la seconde coupe à ma santé, mortel — et n'oublie jamais qui a bu la première.
- •Vin rouge des collines — une jarre (base)
- •Miel — à discrétion (douceur et conservation)
- •Résine de pin (térébinthe/mastic) — un éclat (parfum et conservation)
- •Coriandre et un peu de cannelle de caravane — une pincée (épices douces)
Vin de libation au miel et à la résine
Vin rouge réchauffé doucement avec du miel, une touche de résine de pin et des épices douces. Une boisson rituelle, légèrement résineuse et sucrée, qui rappelle les vins parfumés du Proche-Orient antique. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Pourquoi ce plat ? Avant tout repas d'autel, on versait le vin sur la pierre sacrée, part liquide du dieu. Le vin levantin, souvent adouci de miel et parfumé de résine pour le conserver, était la boisson par laquelle on « touchait » la divinité — le « Seigneur des Mouches » en recevait sa coupe comme les autres Baals.
La première coupe n'est pas pour toi : on la verse sur ma pierre, et la terre la boit avant moi. À Ekron, on me destinait le vin des collines, épaissi de miel et scellé de résine pour qu'il traverse l'été sans tourner. Hume-le : il sent le pin et la cire, comme les jarres que mes prêtres descellaient dans la pénombre du temple. Bois la seconde coupe à ma santé, mortel — et n'oublie jamais qui a bu la première.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge des collines — une jarre (base)
- Miel — à discrétion (douceur et conservation)
- Résine de pin (térébinthe/mastic) — un éclat (parfum et conservation)
- Coriandre et un peu de cannelle de caravane — une pincée (épices douces)
Ingrédients
- Vin rouge corsé (ou jus de raisin pour version sans alcool) — 75 cl (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Mastic de Chios (résine) — 1 petit grain pilé (parfum résineux)
- Bâton de cannelle — 1 (épice douce)
- Graines de coriandre — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Piler le grain de mastic avec une cuillère de miel pour le disperser.
- Chauffer doucement le vin (sans bouillir) avec le miel, la cannelle et la coriandre pendant 10 minutes.
- Ajouter le mastic dissous, remuer et laisser infuser 5 minutes hors du feu.
- Filtrer et servir tiède dans de petites coupes en terre ou en métal.
- Pour une libation symbolique, en verser une rasade dans la terre ou un récipient avant de boire.
Comment on faisait : Le vin antique se gardait mal : on l'additionnait de miel, de résines (pin, térébinthe, mastic) et d'herbes, à la fois pour le parfumer et le conserver — l'ancêtre lointain du retsina grec. On le buvait souvent coupé d'eau. La libation, geste de verser une part au dieu, ouvrait les repas sacrés dans tout le Levant.
Le twist contemporain : Servir glacé en été dans la version au jus de raisin, sur un grand glaçon, avec un éclat de résine de mastic posé dessus comme un « sceau ».
Sources : Patrick McGovern, Ancient Wine: The Search for the Origins of Viniculture · Études sur les vins résinés et mielés du Proche-Orient antique
Beelzebub · Charactorium