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Libum — gâteau de fromage des Lares
Pourquoi ce plat ? Cicéron, théoricien de la religion romaine (De natura deorum), vivait dans un monde où chaque maison honorait ses Lares et Pénates au foyer. Le libum, petit gâteau de fromage cuit sur des feuilles de laurier, était l'offrande domestique typique, déposée aux jours fastes avant d'être partagée à table. C'est la piété quotidienne du citoyen romain, que Cicéron a tant défendue comme ciment de la cité.
Un gâteau moelleux de fromage frais lié à la farine et à l'œuf, cuit sur des feuilles de laurier et arrosé de miel chaud. Offert d'abord aux dieux du foyer, puis savouré en fin de repas.
Une maison sans autel n'est pas une maison romaine. Pour honorer les Lares qui veillent sur mon foyer, je fais préparer ce gâteau comme l'enseignaient nos pères : on écrase le fromage frais, on l'unit à la fleur de farine et à l'œuf, on pose la pâte sur des feuilles de laurier et l'on couvre du couvercle brûlant. Une fois l'offrande déposée aux dieux, nous le rompons en famille, encore tiède de miel — car la piété, croyez-moi, se goûte autant qu'elle se proclame.
- •Fromage frais (ricotta/brebis) — deux parts (base)
- •Fleur de farine (épeautre/froment) — une part (liant)
- •Œuf — un (liaison)
- •Feuilles de laurier — quelques-unes (support et parfum)
- •Miel — pour napper (douceur finale)
Libum — gâteau de fromage des Lares
Un gâteau moelleux de fromage frais lié à la farine et à l'œuf, cuit sur des feuilles de laurier et arrosé de miel chaud. Offert d'abord aux dieux du foyer, puis savouré en fin de repas.
Pourquoi ce plat ? Cicéron, théoricien de la religion romaine (De natura deorum), vivait dans un monde où chaque maison honorait ses Lares et Pénates au foyer. Le libum, petit gâteau de fromage cuit sur des feuilles de laurier, était l'offrande domestique typique, déposée aux jours fastes avant d'être partagée à table. C'est la piété quotidienne du citoyen romain, que Cicéron a tant défendue comme ciment de la cité.
Une maison sans autel n'est pas une maison romaine. Pour honorer les Lares qui veillent sur mon foyer, je fais préparer ce gâteau comme l'enseignaient nos pères : on écrase le fromage frais, on l'unit à la fleur de farine et à l'œuf, on pose la pâte sur des feuilles de laurier et l'on couvre du couvercle brûlant. Une fois l'offrande déposée aux dieux, nous le rompons en famille, encore tiède de miel — car la piété, croyez-moi, se goûte autant qu'elle se proclame.
Ingrédients (version d’époque)
- Fromage frais (ricotta/brebis) — deux parts (base)
- Fleur de farine (épeautre/froment) — une part (liant)
- Œuf — un (liaison)
- Feuilles de laurier — quelques-unes (support et parfum)
- Miel — pour napper (douceur finale)
Ingrédients
- Ricotta bien égouttée — 250 g (base)
- Farine (épeautre ou T55) — 125 g (liant)
- Œuf — 1 (liaison)
- Feuilles de laurier fraîches — 4 à 6 (support aromatique)
- Miel — 4 c. à soupe (nappage)
Préparation
- Écrasez la ricotta à la fourchette, incorporez la farine puis l'œuf jusqu'à une pâte souple.
- Formez un (ou plusieurs petits) dôme(s) et posez-le(s) sur les feuilles de laurier dans un plat.
- Enfournez à 190 °C environ 35 à 40 min, jusqu'à ce que le dessus soit doré et ferme.
- Tiédissez le miel et arrosez-en le gâteau dès la sortie du four. Laissez l'absorber avant de servir tiède.
Comment on faisait : Caton l'Ancien donne la recette exacte du libum dans le De agricultura : fromage écrasé, farine, un œuf, cuisson sous une cloche chaude (la « grande cloche », testum) sur des feuilles de laurier. C'était une offrande aux dieux domestiques avant d'être une pâtisserie.
Le twist contemporain : Façonnez-le en petits cheesecakes individuels nappés de miel et de laurier infusé : un « cheesecake de 2000 ans » qui surprend toujours.
Sources : Caton l'Ancien, De agricultura, 75 · Cicéron, De natura deorum (contexte religieux)
Cicéron · Charactorium





