Vin miellé à la résine et aux herbes
Un vin rouge tiédi, adouci au miel et parfumé d'une note résineuse et d'herbes aromatiques. Servi tiède l'hiver, frais l'été, c'est la boisson des fêtes et des offrandes. (Version sans alcool proposée pour le jeune public.)
Un vin rouge tiédi, adouci au miel et parfumé d'une note résineuse et d'herbes aromatiques. Servi tiède l'hiver, frais l'été, c'est la boisson des fêtes et des offrandes. (Version sans alcool proposée pour le jeune public.)
Lève la coupe, et lève-la d'abord vers moi. Le vin d'ici est rude ; alors on le marie au miel, on y glisse un soupçon de résine du térébinthe et quelques feuilles odorantes, et il devient digne d'une table de dieux. On en verse une part sur la pierre, pour moi, avant d'en boire — car ce que l'on partage avec le ciel revient toujours en bénédiction sur la maison.
- •Vin rouge — une cruche (base)
- •Miel — à belle main (douceur)
- •Résine de térébinthe ou de pin (mastic) — un grain (parfum et conservation)
- •Feuilles aromatiques (thym, sauge) — une branche (parfum)
- •Eau — pour couper (adoucir)
Vin miellé à la résine et aux herbes
Un vin rouge tiédi, adouci au miel et parfumé d'une note résineuse et d'herbes aromatiques. Servi tiède l'hiver, frais l'été, c'est la boisson des fêtes et des offrandes. (Version sans alcool proposée pour le jeune public.)
Pourquoi ce plat ? Le vin était versé en libation sur l'autel d'Asherah et bu sans retenue au marzeaḥ. À Ougarit, on parfumait le vin de miel et de résine de térébinthe pour l'adoucir et le conserver — une coupe que l'on levait d'abord vers le ciel, demeure de la Reine des Cieux, avant d'y tremper les lèvres.
Lève la coupe, et lève-la d'abord vers moi. Le vin d'ici est rude ; alors on le marie au miel, on y glisse un soupçon de résine du térébinthe et quelques feuilles odorantes, et il devient digne d'une table de dieux. On en verse une part sur la pierre, pour moi, avant d'en boire — car ce que l'on partage avec le ciel revient toujours en bénédiction sur la maison.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une cruche (base)
- Miel — à belle main (douceur)
- Résine de térébinthe ou de pin (mastic) — un grain (parfum et conservation)
- Feuilles aromatiques (thym, sauge) — une branche (parfum)
- Eau — pour couper (adoucir)
Ingrédients
- Vin rouge fruité — 750 ml (1 bouteille) (base)
- Miel — 4 c. à soupe (douceur)
- Mastic en larmes (résine, optionnel) — 1 petit grain pilé (note résineuse authentique)
- Thym frais — 2 branches (parfum)
- Eau — 100 ml (allonge le vin à la mode antique)
- Pour la version sans alcool — jus de raisin rouge à la place du vin (alternative jeune public)
Préparation
- Verser le vin (ou le jus de raisin) et l'eau dans une casserole.
- Ajouter le miel et le thym ; piler éventuellement un tout petit grain de mastic et l'incorporer.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, en remuant jusqu'à dissolution du miel.
- Laisser infuser hors du feu 10 min, puis filtrer.
- Servir tiède en hiver, ou laisser refroidir et servir frais en été.
- À la mode antique : verser symboliquement une petite part avant de boire.
Comment on faisait : Le vin antique était épais et instable ; on le coupait d'eau (boire le vin pur passait pour barbare) et on le parfumait de miel, d'épices ou de résines qui servaient aussi à le conserver. Le mastic et la résine de pin parfument encore aujourd'hui certains vins grecs (retsina), héritiers lointains de cette pratique.
Le twist contemporain : Servir dans des coupes basses en terre cuite, avec un bâton de thym en touillette. Pour les enfants, la version au jus de raisin tiédi au miel et au thym est une vraie « tisane de fête ».
Asherah · Charactorium