La carte de Aspasie
Thrýon : daurade de l'Égée braisée en feuilles de figuier
retourner
Opson de fête du deîpnon (le mets noble qui couronne le repas)

Thrýon : daurade de l'Égée braisée en feuilles de figuier

FestifReconstitution🍄 🧂moyen40 min
Opson de fête du deîpnon (le mets noble qui couronne le repas)

Thrýon : daurade de l'Égée braisée en feuilles de figuier

Pourquoi ce plat ? Le poisson frais de la mer Égée était l'opson le plus prisé d'Athènes, signe de raffinement et de richesse. Dans la maison de Périclès et Aspasie, où l'on recevait l'élite intellectuelle de la cité, un beau poisson braisé honorait les convives lors d'un banquet.

cliquer pour retourner
Opson de fête du deîpnon (le mets noble qui couronne le repas)

Une daurade entière enveloppée de feuilles de figuier, parfumée d'huile, d'herbes et d'un trait de vinaigre de vin, cuite doucement pour rester nacrée : le luxe discret de la table athénienne.

Veux-tu savoir ce que l'on servait quand Socrate s'attardait chez nous jusqu'au crépuscule ? Une daurade tirée le matin même des filets du Pirée. Je l'enveloppe dans les feuilles de mon figuier — elles gardent la chair tendre et lui prêtent un parfum vert — puis un peu d'huile, du thym, une goutte de vinaigre. Un bon poisson n'a pas besoin qu'on le tourmente, mon ami : il demande seulement qu'on respecte sa fraîcheur, comme un argument demande qu'on respecte sa vérité.
Aspasie
Ingrédients
  • Daurade de l'Égée entièreune belle pièce (cœur du plat)
  • Feuilles de figuier fraîchesquelques-unes (écrin de cuisson)
  • Huile d'olivegénéreusement (cuisson et parfum)
  • Thym et origan fraisquelques brins (aromate)
  • Vinaigre de vinun trait (acidité)
  • Sel marinselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Le poisson frais (ópson par excellence) faisait l'objet d'un commerce passionné à l'agora d'Athènes, et les meilleures pièces s'arrachaient à prix d'or. On cuisait souvent le poisson enveloppé — la technique du thrýon en feuilles de figuier est décrite dans la tradition culinaire grecque pour préserver l'humidité. Les assaisonnements restaient sobres : huile, herbes, vinaigre, parfois un peu de miel.
Sources : Andrew Dalby & Sally Grainger, The Classical Cookbook, British Museum Press, 1996 · Archestrate de Géla, Hédypatheia (fragments, IVe s. av. J.-C.)

Voir aussi