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Mulsum : vin miellé d'ouverture de banquet
Pourquoi ce plat ? Auguste buvait peu et coupait toujours son vin d'eau, mais l'usage romain voulait qu'on ouvrît le repas par un mulsum, vin adouci de miel. Sobre par tempérament, l'empereur n'en présidait pas moins ces rites de table où le mulsum lançait la cena ; il s'en accordait une coupe légère, fidèle à sa célèbre modération.
Un vin blanc adouci de miel et juste parfumé, servi frais en début de repas pour ouvrir l'appétit. Doux, parfumé, léger : l'aperitif de la Rome antique, que l'on tempérait d'eau à la manière d'Auguste.
On dit que je bois moins qu'aucun homme de mon rang, et l'on dit vrai : trois coupes me suffisent, et je les noie d'eau plus que de raison. Mais nul ne saurait ouvrir une cena digne de ce nom sans ce mulsum, ce vin que le miel rend aimable et que les anciens servaient déjà à nos pères. Verse-le frais, mêle-y l'eau d'une source pure, et bois lentement : la table n'est pas un champ de bataille où l'on se précipite. À ta santé, et à la paix de Rome.
- •Vin blanc (type vin de Raetia, apprécié d'Auguste) — une cruche (base)
- •Miel — une bonne part (douceur)
- •Eau de source — à volonté (pour couper le vin)
Mulsum : vin miellé d'ouverture de banquet
Un vin blanc adouci de miel et juste parfumé, servi frais en début de repas pour ouvrir l'appétit. Doux, parfumé, léger : l'aperitif de la Rome antique, que l'on tempérait d'eau à la manière d'Auguste.
Pourquoi ce plat ? Auguste buvait peu et coupait toujours son vin d'eau, mais l'usage romain voulait qu'on ouvrît le repas par un mulsum, vin adouci de miel. Sobre par tempérament, l'empereur n'en présidait pas moins ces rites de table où le mulsum lançait la cena ; il s'en accordait une coupe légère, fidèle à sa célèbre modération.
On dit que je bois moins qu'aucun homme de mon rang, et l'on dit vrai : trois coupes me suffisent, et je les noie d'eau plus que de raison. Mais nul ne saurait ouvrir une cena digne de ce nom sans ce mulsum, ce vin que le miel rend aimable et que les anciens servaient déjà à nos pères. Verse-le frais, mêle-y l'eau d'une source pure, et bois lentement : la table n'est pas un champ de bataille où l'on se précipite. À ta santé, et à la paix de Rome.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin blanc (type vin de Raetia, apprécié d'Auguste) — une cruche (base)
- Miel — une bonne part (douceur)
- Eau de source — à volonté (pour couper le vin)
Ingrédients
- Vin blanc sec et fruité — 75 cl (base)
- Miel liquide doux (acacia) — 100 à 120 g (douceur)
- Eau fraîche — à doser au service (pour couper le vin)
Préparation
- Faire légèrement tiédir un verre de vin et y dissoudre tout le miel en remuant jusqu'à dissolution complète.
- Reverser ce vin miellé dans le reste de la bouteille et mélanger.
- Laisser reposer au frais au moins 2 heures pour que les arômes se marient.
- Servir frais, et couper chaque coupe d'un peu d'eau fraîche à la manière d'Auguste.
Comment on faisait : Le mulsum (vin + miel) ouvrait traditionnellement les repas romains et se distinguait du conditum, plus chargé d'épices. Caton et les agronomes en donnent des proportions ; il se préparait à froid avec du miel de qualité battu dans le vin. Les Romains buvaient presque toujours leur vin coupé d'eau, l'usage du vin pur passant pour barbare.
Le twist contemporain : Servi en petit verre givré avec une lichette d'eau pétillante, c'est un « spritz antique » désalcoolisable en remplaçant une partie du vin par du jus de raisin blanc.
Sources : Caton l'Ancien, De agricultura (préparation des vins miellés) · Suétone, Vie d'Auguste, § 77 (sobriété en boisson)
Auguste · Charactorium





