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Mulsum au miel et aux épices
Pourquoi ce plat ? Le mulsum, vin au miel, ouvrait traditionnellement le repas romain et accompagnait la gustatio. Les chrétiens de Rome, qui partageaient le vin coupé d'eau lors de leurs repas et de leurs célébrations, connaissaient bien cette boisson de convivialité — Clément, homme de son temps et de sa cité, en aurait servi à ses hôtes.
Un vin doux réchauffé de miel, parfumé au poivre, au safran et à la cannelle. La boisson sucrée et épicée qui mettait les convives en appétit et en joie.
Avant de manger, prends donc cette coupe, comme il sied à tout hôte romain qui se respecte. Le mulsum se prépare en mêlant au bon vin un miel généreux — le meilleur est celui de l'Hymette — puis un peu de poivre et de safran pour le réchauffer. Coupe-le d'eau si tu es sobre, car nous ne sommes pas de ces banqueteurs qui s'enivrent. Bois lentement, et que cette douceur t'ouvre le cœur autant que l'appétit.
- •Vin doux — une amphore selon les convives (base)
- •Miel — généreux (édulcorant)
- •Poivre — quelques grains (épice)
- •Safran — une pincée (épice et couleur)
- •Eau — pour couper (dilution)
Mulsum au miel et aux épices
Un vin doux réchauffé de miel, parfumé au poivre, au safran et à la cannelle. La boisson sucrée et épicée qui mettait les convives en appétit et en joie.
Pourquoi ce plat ? Le mulsum, vin au miel, ouvrait traditionnellement le repas romain et accompagnait la gustatio. Les chrétiens de Rome, qui partageaient le vin coupé d'eau lors de leurs repas et de leurs célébrations, connaissaient bien cette boisson de convivialité — Clément, homme de son temps et de sa cité, en aurait servi à ses hôtes.
Avant de manger, prends donc cette coupe, comme il sied à tout hôte romain qui se respecte. Le mulsum se prépare en mêlant au bon vin un miel généreux — le meilleur est celui de l'Hymette — puis un peu de poivre et de safran pour le réchauffer. Coupe-le d'eau si tu es sobre, car nous ne sommes pas de ces banqueteurs qui s'enivrent. Bois lentement, et que cette douceur t'ouvre le cœur autant que l'appétit.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin doux — une amphore selon les convives (base)
- Miel — généreux (édulcorant)
- Poivre — quelques grains (épice)
- Safran — une pincée (épice et couleur)
- Eau — pour couper (dilution)
Ingrédients
- Vin rouge doux ou moelleux — 75 cl (base)
- Miel (de préférence de thym ou d'acacia) — 4 c. à soupe (édulcorant)
- Poivre noir en grains — 5 grains (épice)
- Safran — 1 pincée (épice et couleur)
- Cannelle — 1 petit bâton (épice)
- Feuille de laurier — 1 (aromate)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole et le tiédir doucement sans le faire bouillir.
- Incorporer le miel et remuer jusqu'à dissolution complète.
- Ajouter le poivre concassé, le safran, la cannelle et le laurier ; laisser infuser 15 min à feu très doux.
- Filtrer pour retirer les épices, puis servir tiède dans de petites coupes.
- Proposer de l'eau à côté pour que chacun coupe sa boisson selon son goût.
Comment on faisait : Le mulsum était la boisson apéritive par excellence chez les Romains : Apicius en donne plusieurs recettes. On le préparait souvent à l'avance en laissant macérer le miel dans le vin. Boire le vin pur (merum) était jugé barbare ; les Romains le coupaient toujours d'eau, et les chrétiens partageaient cette mesure.
Le twist contemporain : Servir le mulsum tiède en hiver, comme un vin chaud antique, dans de petites coupes en céramique — l'ancêtre méditerranéen du vin chaud des marchés de Noël.
Sources : Apicius, De re coquinaria, livre I · Columelle, De re rustica
Clément de Rome · Charactorium





