Mulsum — vin miellé du symposion
Du vin additionné de miel et d'un soupçon d'épices, servi frais et coupé d'eau. La boisson d'apparat qui lançait les conversations savantes, jamais bue pure — boire le vin sans eau passait pour barbare.
Du vin additionné de miel et d'un soupçon d'épices, servi frais et coupé d'eau. La boisson d'apparat qui lançait les conversations savantes, jamais bue pure — boire le vin sans eau passait pour barbare.
Jamais, entends-tu bien, je ne buvais le vin pur : seul un Scythe ou un homme sans mesure agit ainsi. Au début de nos réunions, je faisais mêler au vin un peu de miel et le coupais largement d'eau fraîche, car c'est l'esprit clair qui doit présider au discours, non les vapeurs. Nous tenions notre coupe et nous parlions des sphères et des nombres jusque tard. La juste proportion d'eau et de vin, vois-tu, est elle-même une affaire de calcul.
- •Vin (rouge ou blanc) — une mesure (base)
- •Miel — selon le goût (douceur)
- •Eau — deux à trois mesures (dilution)
- •Pincée de poivre long ou de cannelle (option, table aisée) — un soupçon (parfum)
Mulsum — vin miellé du symposion
Du vin additionné de miel et d'un soupçon d'épices, servi frais et coupé d'eau. La boisson d'apparat qui lançait les conversations savantes, jamais bue pure — boire le vin sans eau passait pour barbare.
Pourquoi ce plat ? Le vin coupé d'eau était la boisson quotidienne de Ptolémée, « consommée lors des repas pris en commun avec d'autres membres du Musée ». Le mulsum, vin adouci de miel, ouvrait le symposion — ce moment de débat où les savants d'Alexandrie discutaient géométrie, harmonie et mouvement des astres une coupe à la main.
Jamais, entends-tu bien, je ne buvais le vin pur : seul un Scythe ou un homme sans mesure agit ainsi. Au début de nos réunions, je faisais mêler au vin un peu de miel et le coupais largement d'eau fraîche, car c'est l'esprit clair qui doit présider au discours, non les vapeurs. Nous tenions notre coupe et nous parlions des sphères et des nombres jusque tard. La juste proportion d'eau et de vin, vois-tu, est elle-même une affaire de calcul.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin (rouge ou blanc) — une mesure (base)
- Miel — selon le goût (douceur)
- Eau — deux à trois mesures (dilution)
- Pincée de poivre long ou de cannelle (option, table aisée) — un soupçon (parfum)
Ingrédients
- Vin rouge fruité (ou jus de raisin pour version sans alcool) — 25 cl (base)
- Miel — 2 c. à soupe (douceur)
- Eau fraîche — 20 cl (dilution)
- Pincée de cannelle — 1 pincée (parfum (option))
- Quelques gouttes de vinaigre ou jus de citron — au goût (pointe d'acidité)
Préparation
- Faire tiédir un fond de vin avec le miel pour bien le dissoudre, puis laisser refroidir.
- Reverser dans le reste du vin, ajouter l'eau fraîche selon le degré de dilution voulu.
- Parfumer d'une pincée de cannelle et ajuster d'une goutte d'acidité.
- Servir frais, jamais glacé, dans des coupes larges.
Comment on faisait : Le mulsum (vin et miel) ouvrait traditionnellement les repas romains ; les Grecs coupaient systématiquement le vin d'eau (souvent 1 part de vin pour 2 ou 3 d'eau), le boire pur étant jugé excessif. Les épices venues d'Orient (poivre, cannelle) signaient une table aisée.
Le twist contemporain : Servir en version « sans alcool » sur jus de raisin pour le public familial et scolaire, baptisée « la coupe du Musée ».
Claude Ptolémée · Charactorium