Nesti du voyageur : poisson séché et beurre d'orge
Du poisson séché (stockfish) que l'on déchire en lanières et que l'on mange tel quel ou ramolli, accompagné de beurre et de galette d'orge. La nourriture inusable du marin et du voyageur nordique.
Du poisson séché (stockfish) que l'on déchire en lanières et que l'on mange tel quel ou ramolli, accompagné de beurre et de galette d'orge. La nourriture inusable du marin et du voyageur nordique.
Long est le chemin qui descend vers Hel, et froid le pont Gjallarbrú sous les sabots de Sleipnir. Pour une telle route, point de feu ni de festin : prends le poisson que le vent du Nord a séché jusqu'à la dureté du bois, déchire-le entre tes dents, mêle-le d'un peu de beurre, et il te tiendra debout neuf nuits durant. Ainsi voyagent les vivants ; ainsi suis-je parti, moi qu'on ne put ramener.
- •Morue ou flétan séché au vent (stockfish) — une lanière par jour (protéine de conservation)
- •Beurre salé — une noix (matière grasse)
- •Flatbrauð d'orge — une galette (accompagnement)
Nesti du voyageur : poisson séché et beurre d'orge
Du poisson séché (stockfish) que l'on déchire en lanières et que l'on mange tel quel ou ramolli, accompagné de beurre et de galette d'orge. La nourriture inusable du marin et du voyageur nordique.
Pourquoi ce plat ? Après sa mort, Baldr fait le grand voyage vers Hel, franchissant le pont Gjallarbrú, et son frère Hermóðr chevauche Sleipnir neuf nuits pour tenter de le ramener. Ce repas de route — poisson séché qui se conserve et se mange sans feu — évoque ces longues traversées vers le royaume des morts, telles que les vivants les imaginaient à partir de leurs propres voyages.
Long est le chemin qui descend vers Hel, et froid le pont Gjallarbrú sous les sabots de Sleipnir. Pour une telle route, point de feu ni de festin : prends le poisson que le vent du Nord a séché jusqu'à la dureté du bois, déchire-le entre tes dents, mêle-le d'un peu de beurre, et il te tiendra debout neuf nuits durant. Ainsi voyagent les vivants ; ainsi suis-je parti, moi qu'on ne put ramener.
Ingrédients (version d’époque)
- Morue ou flétan séché au vent (stockfish) — une lanière par jour (protéine de conservation)
- Beurre salé — une noix (matière grasse)
- Flatbrauð d'orge — une galette (accompagnement)
Ingrédients
- Stockfish (morue séchée) ou filet de cabillaud à sécher soi-même — 150 g (protéine)
- Beurre salé de qualité — 50 g (matière grasse)
- Pain plat d'orge ou de seigle — 2 galettes (accompagnement)
- Aneth frais (optionnel) — quelques brins (parfum)
Préparation
- Si vous séchez vous-même : saler légèrement un filet de cabillaud et le laisser sécher 2-3 jours dans un endroit froid, sec et aéré (ou au réfrigérateur sur grille).
- Pour le stockfish acheté : le tremper 1 à 2 heures dans l'eau froide pour l'assouplir, ou le déchirer en fines lanières à manger tel quel.
- Déchirer le poisson en lanières dans le sens des fibres.
- Tartiner généreusement les galettes d'orge de beurre salé.
- Disposer les lanières de poisson sur le beurre, parsemer d'aneth et déguster sans cuisson, comme une ration de route.
Comment on faisait : Le stockfish — poisson (surtout la morue) séché au vent froid sans sel, devenant dur comme du bois et se conservant des années — était l'aliment de voyage et d'exportation majeur du monde nordique, indispensable aux marins et aux longues expéditions. On le mangeait en le martelant et en le déchirant, souvent avec du beurre. C'est l'un des rares plats vikings dont l'usage est solidement documenté par l'archéologie et les sources médiévales.
Le twist contemporain : Monter un « bord de route du voyageur » : planche avec lanières de poisson, beurre fouetté à l'aneth et pain plat, à composer soi-même comme un en-cas de saga.
Baldr · Charactorium

