La carte de Brigitte de Suède
Niste du pèlerin : morue séchée et galette de seigle percée
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Niste — la provende de voyage qui ne pourrit pas sur les longs chemins

Niste du pèlerin : morue séchée et galette de seigle percée

VoyageReconstitution🧂 🍄facile30 min (hors dessalage)
Niste — la provende de voyage qui ne pourrit pas sur les longs chemins

Niste du pèlerin : morue séchée et galette de seigle percée

Pourquoi ce plat ? Brigitte fut une infatigable pèlerine : Saint-Olav, Compostelle, Rome où elle s'établit, puis Jérusalem peu avant sa mort en 1373. Pour de telles routes, il fallait des vivres qui se gardent des semaines : poisson séché et pain dur troué, enfilé sur une corde — le niste du voyageur nordique.

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Niste — la provende de voyage qui ne pourrit pas sur les longs chemins

De la morue séchée (stockfish) réhydratée et défaite, mêlée d'un peu de beurre et d'oignon, servie sur la galette de seigle dure et trouée que l'on emportait par dizaines. La nourriture de la route, sobre et increvable.

Quand je pris la route de Rome, puis celle de la Terre sainte où marcha Notre-Seigneur, je ne chargeai point ma mule de mets délicats. Le poisson séché au vent du Nord, dur comme planche, et la galette de seigle percée d'un trou pour l'enfiler à la corde : voilà mon vivre. Quelques jours dans l'eau du ruisseau, et la morue redevient tendre ; un peu de beurre s'il s'en trouve, un oignon des champs, et le pèlerin reprend force pour louer Dieu un mille de plus. Le ventre content peu, l'âme avance mieux.
Brigitte de Suède
Ingrédients
  • Morue séchée (stockfish) ou poisson séché au ventun morceau réhydraté (protéine de voyage)
  • Galette de seigle dure et trouéeune ou deux (pain de conservation (signature seigle))
  • Oignonun (fraîcheur et goût)
  • Beurreune noix si disponible (liant gras)
  • Seldéjà dans le poisson (conservation et goût)
Comment on faisait : Le stockfish — morue séchée à l'air froid du Nord, sans sel, dure comme du bois — pouvait se conserver des années et fut un pilier du commerce et des voyages médiévaux. Le pain dur de seigle, cuit deux fois et percé au centre, se suspendait à des perches sous le toit et durait des mois : l'ancêtre direct du knäckebröd suédois. Ensemble, ils formaient le niste, garde-manger portatif du pèlerin.

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