La carte de Baron Samedi
Clairin tranpe 21 piments (rhum-feu du Baron)
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Bweson lwa — la boisson d'offrande de l'esprit

Clairin tranpe 21 piments (rhum-feu du Baron)

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Bweson lwa — la boisson d'offrande de l'esprit

Clairin tranpe 21 piments (rhum-feu du Baron)

Pourquoi ce plat ? C'est SA boisson, celle qu'on pose sur sa croix au cimetière : du clairin où macèrent jusqu'à vingt et un piments entiers. La légende dit que la personne possédée par le Baron l'avale sans ressentir la brûlure — preuve que l'esprit est bien là.

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Bweson lwa — la boisson d'offrande de l'esprit

Un rhum de canne artisanal dans lequel on fait infuser des piments forts entiers, du zeste d'agrume et parfois quelques grains de café. Brûlant, amer, destiné à l'esprit — une version familiale très diluée permet d'en parler sans en boire.

Approche, ti moun, n'aie pas peur du vieux Baron ! Tu vois cette bouteille ? Vingt et un piments dedans, un pour chaque os de ma main froide. Mes enfants Gede la boivent d'un trait quand je monte dans leur tête, et ils rient pendant que le feu leur danse dans la gorge — parce que moi, le maître du cimetière, je ne brûle pas, je suis déjà passé de l'autre côté. Verse-m'en une goutte sur ma croix, allume-moi un cigare, et je veillerai sur les tiens jusqu'à ce qu'ils me rejoignent.
Baron Samedi
Ingrédients
  • Clairin (rhum de canne artisanal haïtien)une bouteille (alcool-socle de l'offrande)
  • Piments forts entiers (piment cabri / Cayenne)jusqu'à 21 (feu sacré, signature du Baron)
  • Zeste d'orange amère ou de citron vertquelques bandes (amertume et parfum)
  • Grains de café torréfiéune poignée (couleur et amertume)
Comment on faisait : Le clairin est un rhum de canne non vieilli, distillé dans les campagnes haïtiennes depuis l'époque coloniale. Les offrandes alcoolisées et pimentées aux esprits Gede sont attestées dans les cérémonies du Fèt Gede (1er-2 novembre), héritières des traditions ouest-africaines transportées par la traite.
Sources : Maya Deren, Divine Horsemen: The Living Gods of Haiti (1953) · Alfred Métraux, Le Vaudou haïtien (1958)

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