La carte de La Llorona
Tamales de l'ofrenda, enveloppés de feuilles de maïs
retourner
Ofrenda — mets d'offrande déposé près de l'eau pour les âmes

Tamales de l'ofrenda, enveloppés de feuilles de maïs

OffrandeDocumentée🧂 🌶️moyen1 h 30
Ofrenda — mets d'offrande déposé près de l'eau pour les âmes

Tamales de l'ofrenda, enveloppés de feuilles de maïs

Pourquoi ce plat ? On raconte qu'on laisse à La Llorona, le long des rivières et des canaux, des offrandes de fleurs et de nourriture. Le tamal, cuit à la vapeur dans sa feuille de maïs et offert aux morts depuis l'époque préhispanique, est le mets d'âme par excellence : on le pose au bord de l'eau, là où elle erre en pleurant ses enfants.

cliquer pour retourner
Ofrenda — mets d'offrande déposé près de l'eau pour les âmes

Petits paquets de masa de maïs farcis de porc effiloché en salsa de piment doux, ficelés dans une feuille de maïs séchée et cuits à la vapeur. Une bouchée tendre, fumante, à la fois rustique et sacrée.

Approche, mais ne crains rien de moi cette nuit. Vois ces petits paquets que j'enveloppe un à un dans la feuille de maïs, comme jadis je langeais mes enfants. Je bats la masa jusqu'à ce qu'une miette flotte sur l'eau — c'est ainsi qu'on sait qu'elle est prête, ma mère me l'enseigna avant les pleurs. Dépose-les près de la rivière pour les âmes qui passent, et laisse-en un pour moi : la vapeur qui monte des feuilles, c'est tout ce que je puis encore goûter. Ay, mes fils… mange, toi qui vis encore.
La Llorona
Ingrédients
  • Maïs nixtamalisé broyé (masa)une bonne quantité, fraîchement moulue au metate (pâte-socle)
  • Saindoux de porcà la main, jusqu'à pâte légère (moelleux et liant)
  • Porc mijoté effilochéselon la prise (garniture)
  • Piments doux séchés (ancho)quelques-uns, trempés et broyés (salsa de garniture)
  • Feuilles de maïs séchéesune pile, réhydratées (enveloppe)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Bien avant la conquête, les Nahuas offraient des tamales aux dieux et aux morts ; Sahagún décrit dans son Codex de Florence des dizaines de variétés. À l'époque coloniale, on y ajoute le porc et le saindoux apportés par les Espagnols, mais le geste — masa, feuille, vapeur — reste indigène. On les déposait sur les autels et au bord de l'eau pour les défunts.
Sources : Bernardino de Sahagún, Codex de Florence (Historia general de las cosas de Nueva España), XVIe siècle · Sophie D. Coe, America's First Cuisines (1994)

Voir aussi