La carte de Kamehameha Ier
ʻAwa (boisson cérémonielle de kava)
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mea inu (boisson rituelle)

ʻAwa (boisson cérémonielle de kava)

OffrandeReconstitution☕ 🫙facile20 min
mea inu (boisson rituelle)

ʻAwa (boisson cérémonielle de kava)

Pourquoi ce plat ? Lʼʻawa (kava) était indissociable du pouvoir royal hawaiien. Kamehameha en buvait lors de chaque conseil de guerre, avant les décisions majeures et lors des offrandes au dieu Kū — son dieu tutélaire, auquel il avait dédié le heiau (temple) de Puʻukoholā à Kawaihae. La cérémonie de lʼʻawa marquait aussi l'ouverture de tout ʻahaʻaina. Ici, on propose une préparation inspirée du rituel, sans reproduire la cérémonie sacrée elle-même.

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mea inu (boisson rituelle)

Boisson terreuse et légèrement anesthésiante, préparée à partir de la racine de ʻawa (Piper methysticum) mâchée ou pilée puis mélangée à l'eau et filtrée. Au goût amer et poivré, elle procure une relaxation douce. Boisson de prestige, elle était servie dans des coupes de noix de coco ou des calabasses sculptées.

Avant de parler de guerre, je bois lʼʻawa. Cʼest la coutume des chefs depuis les ancêtres. La racine est mâchée par ceux qui ont les dents saines, puis crachée dans le bol — je sais que cela surprend lʼétranger, mais cʼest ainsi que le jus se libère. On y verse lʼeau, on filtre à travers lʼécorce de hau, et la boisson coule, terreuse et trouble. Elle engourdit la langue, puis lʼesprit sʼéclaircit. Cʼest devant la coupe dʼʻawa que jʼai décidé de bâtir le heiau de Puʻukoholā pour Kū, et cʼest avec elle que jʼai scellé la paix avec les chefs soumis.
Kamehameha Ier
Ingrédients
  • Racine de ʻawa (kava) fraîcheUn morceau de bonne taille (Base de la boisson)
  • Eau fraîcheSelon la force désirée (Dilution)
  • Écorce de hau (hibiscus)Un morceau pour filtrer (Filtre naturel)
Comment on faisait : La préparation traditionnelle impliquait que de jeunes hommes ou femmes aux dents saines mâchent la racine fraîche pour libérer les kavalactones par l'action enzymatique de la salive — méthode plus efficace que le simple pilage. Le liquide filtré à travers l'écorce de hau (Hibiscus tiliaceus) était servi dans des coupes de noix de coco (ʻapu). La cérémonie de l'ʻawa suivait un protocole strict : le roi était servi en premier, puis les chefs par ordre de rang. L'ʻawa était aussi versée en offrande aux dieux.
Sources : Patrick V. Kirch, Feathered Gods and Fishhooks: An Introduction to Hawaiian Archaeology and Prehistory, University of Hawaii Press, 1985 · Vincent Lebot, Mark Merlin & Lamont Lindstrom, Kava: The Pacific Elixir, Yale University Press, 1992

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