La carte de Bernardino Campi
Minestra povera — la soupe-socle du quotidien

Panada — soupe de pain des jours ordinaires

QuotidienReconstitution🍄 🧂facile25 min

Une soupe épaisse de pain rassis fondu dans le bouillon, liée d'un œuf et de fromage râpé, parfumée à la muscade : le réconfort des jours de travail.

Minestra povera — la soupe-socle du quotidien

Une soupe épaisse de pain rassis fondu dans le bouillon, liée d'un œuf et de fromage râpé, parfumée à la muscade : le réconfort des jours de travail.

Quand je broyais mes terres et mes laques du matin au soir, je n'avais ni le temps ni l'envie d'un grand repas. Alors on faisait la panada : du pain de la veille, durci, qu'on laissait fondre dans un bon bouillon avec une râpée de fromage et un œuf battu pour lier. C'est plat de pauvre, dira-t-on, mais demande à mon élève la Sofonisba : elle te dira qu'un ventre chaud tient le pinceau plus ferme qu'un ventre creux.
Bernardino Campi
Ingrédients
  • Pain rassisplusieurs tranches (base)
  • Bouillon de viande ou de légumesun bol par personne (liquide)
  • Fromage de Lodi râpéune poignée (liaison et goût)
  • Œufun (liaison)
  • Beurreune noix (richesse)
  • Noix muscadeune pointe (parfum)
Comment on faisait : La panada (de pane, le pain) est l'une des plus vieilles soupes d'Italie du Nord, mentionnée dès le Moyen Âge ; elle permettait d'accommoder le pain dur, denrée trop précieuse pour être jetée.

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