Hydromel des serments (mjöðr)
Une boisson fermentée de miel et d'eau, parfumée d'herbes des bois, dorée et légèrement pétillante. C'est la boisson des serments et des victoires, celle que l'on lève avant de promettre fidélité ou vengeance.
Une boisson fermentée de miel et d'eau, parfumée d'herbes des bois, dorée et légèrement pétillante. C'est la boisson des serments et des victoires, celle que l'on lève avant de promettre fidélité ou vengeance.
Tiens, prends la corne des deux mains — on ne tend jamais l'hydromel d'une seule, ce serait offense. Ce breuvage-là, je l'ai versé aux héros que je menais vers la halle d'Odin, et c'est lui encore que j'ai offert à celui qui franchit mes flammes. Bois lentement : le miel y a dormi tout un cycle de lune, et chaque gorgée scelle ce que ta bouche a juré. Souviens-toi qu'un serment prêté sur la corne ne se reprend pas — j'en sais quelque chose, et il m'en a coûté.
- •Miel — un tiers du volume d'eau (sucre fermentescible)
- •Eau de source — le reste du chaudron (base)
- •Levures sauvages (sur le miel et l'air) — naturelles (fermentation)
- •Achillée ou myrte des marais — quelques brins (amertume et parfum)
Hydromel des serments (mjöðr)
Une boisson fermentée de miel et d'eau, parfumée d'herbes des bois, dorée et légèrement pétillante. C'est la boisson des serments et des victoires, celle que l'on lève avant de promettre fidélité ou vengeance.
Pourquoi ce plat ? La valkyrie est la porteuse de la corne : dans l'Edda, ce sont elles qui tendent l'hydromel aux héros du Valhöll. Brynhildr, en accueillant Sigurd à son réveil, lui offre la coupe — geste de bienvenue, de serment et de destin liés.
Tiens, prends la corne des deux mains — on ne tend jamais l'hydromel d'une seule, ce serait offense. Ce breuvage-là, je l'ai versé aux héros que je menais vers la halle d'Odin, et c'est lui encore que j'ai offert à celui qui franchit mes flammes. Bois lentement : le miel y a dormi tout un cycle de lune, et chaque gorgée scelle ce que ta bouche a juré. Souviens-toi qu'un serment prêté sur la corne ne se reprend pas — j'en sais quelque chose, et il m'en a coûté.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — un tiers du volume d'eau (sucre fermentescible)
- Eau de source — le reste du chaudron (base)
- Levures sauvages (sur le miel et l'air) — naturelles (fermentation)
- Achillée ou myrte des marais — quelques brins (amertume et parfum)
Ingrédients
- Miel toutes fleurs — 1 kg (sucre fermentescible)
- Eau de source (non chlorée) — 3 litres (base)
- Levure à hydromel ou levure de vin — 1 sachet (fermentation maîtrisée)
- Zeste d'orange amère ou herbes (achillée) — au goût (parfum (optionnel))
Préparation
- Faites tiédir l'eau (sans bouillir) et dissolvez-y le miel jusqu'à obtenir un moût clair.
- Laissez refroidir à température ambiante, puis ajoutez la levure réhydratée.
- Versez dans une bonbonne munie d'un barboteur ; laissez fermenter 3 à 6 semaines à l'abri de la lumière.
- Quand le bouillonnement cesse, soutirez délicatement pour laisser les dépôts au fond.
- Mettez en bouteille et laissez vieillir au frais quelques mois ; servez frais, dans une coupe ou une corne.
Comment on faisait : L'hydromel précède la bière et le vin dans les terres nordiques où la vigne ne pousse pas. On le produisait dès qu'on disposait de miel, en laissant agir les levures naturelles. Boisson sacrée associée à Odin (l'Hydromel de poésie), elle accompagnait serments, mariages et funérailles — d'où le « voyage de noces » (honeymoon), la lune de miel.
Le twist contemporain : Servez en version « short » dans une petite corne à boire, avec un fil de miel chaud sur le bord du verre.
Sources : Snorri Sturluson, Edda (Skáldskaparmál, hydromel de poésie) · Edda poétique, Sigrdrífumál
Brynhildr · Charactorium


