La carte de Cai Lun
Sucre de malt à l'orge (yí, 飴)
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Douceur et remède — le yí, sirop de malt fortifiant

Sucre de malt à l'orge (yí, 飴)

RemèdeReconstitution🍯difficile6 h (dont 4-6 h de saccharification)
Douceur et remède — le yí, sirop de malt fortifiant

Sucre de malt à l'orge (yí, 飴)

Pourquoi ce plat ? Officier vieillissant au service de plusieurs empereurs, Cai Lun connaissait le yí, sirop de malt épais que les Han tenaient pour un fortifiant doux, apaisant pour la gorge et réconfortant — la rare gourmandise sucrée d'une époque sans sucre de canne raffiné dans le Nord.

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Douceur et remède — le yí, sirop de malt fortifiant

Un sirop doré, épais et collant, obtenu en transformant l'amidon du grain en sucre grâce au malt d'orge germé. Seule véritable douceur concentrée de la cuisine Han, le yí servait à la fois de friandise, d'édulcorant et de remède pour adoucir la gorge et redonner des forces.

Le ciel n'a pas donné aux hommes du Nord la canne sucrée du Sud ; nous avons donc appris à tirer le doux du grain lui-même. Fais germer l'orge jusqu'à ce qu'elle pousse ses petites pointes, écrase-la et mêle-la au riz cuit encore tiède : un prodige s'accomplit, l'amidon devient sucre. On filtre, on réduit au feu doux jusqu'à obtenir un miel d'orge. J'en garde toujours un pot — une cuillerée adoucit la gorge fatiguée d'un vieux serviteur qui a trop parlé à la cour.
Cai Lun
Ingrédients
  • Orge germée (malt)une part (source d'enzymes qui sucre le grain)
  • Riz cuit (ou millet)plusieurs parts (amidon transformé en sucre)
  • Eauselon besoin (extraction)
Comment on faisait : Le yí (飴), maltose obtenu par saccharification des céréales avec du malt d'orge ou de riz germé, était le principal sucrant de la Chine ancienne bien avant la diffusion du sucre de canne raffiné. Mentionné dès les textes pré-Han, il servait de friandise, d'édulcorant et de remède adoucissant. Sa fabrication témoigne d'une maîtrise empirique remarquable des enzymes amylasiques.

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