Décoction d'armoise au miel
Une infusion amère et profonde de feuilles d'armoise, arrondie par le miel et la menthe. On la buvait chaude, à petites gorgées, comme un réconfort des soirs frais et un remède des herboristes d'autrefois.
Une infusion amère et profonde de feuilles d'armoise, arrondie par le miel et la menthe. On la buvait chaude, à petites gorgées, comme un réconfort des soirs frais et un remède des herboristes d'autrefois.
Vois cette plante grise au bord du chemin : elle porte mon nom, car je l'ai donnée aux femmes pour les jours difficiles. Cueille-en quelques feuilles, fais-les frémir dans l'eau, puis adoucis l'amertume d'une cuillerée de miel — sans le miel, nul mortel ne supporte ma plante. Bois-la chaude, lentement, en pensant à celles que je garde. Mais n'en abuse pas : mes dons sont puissants, et l'amer guérit qui le respecte.
- •Feuilles d'armoise (artemisia) — une petite poignée (principe amer du remède)
- •Eau de source — un bol (infusion)
- •Miel — une cuillerée (adoucir l'amertume)
- •Menthe — quelques feuilles (parfum)
Décoction d'armoise au miel
Une infusion amère et profonde de feuilles d'armoise, arrondie par le miel et la menthe. On la buvait chaude, à petites gorgées, comme un réconfort des soirs frais et un remède des herboristes d'autrefois.
Pourquoi ce plat ? L'armoise porte en grec le nom même de la déesse : artemisia. Protectrice des jeunes filles et des femmes en couches, Artémis veille sur les plantes des prairies que les guérisseuses cueillaient pour soulager les maux féminins. Cette tisane amère adoucie de miel est un hommage, inspiré de ces traditions — non la reproduction d'un rite sacré.
Vois cette plante grise au bord du chemin : elle porte mon nom, car je l'ai donnée aux femmes pour les jours difficiles. Cueille-en quelques feuilles, fais-les frémir dans l'eau, puis adoucis l'amertume d'une cuillerée de miel — sans le miel, nul mortel ne supporte ma plante. Bois-la chaude, lentement, en pensant à celles que je garde. Mais n'en abuse pas : mes dons sont puissants, et l'amer guérit qui le respecte.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles d'armoise (artemisia) — une petite poignée (principe amer du remède)
- Eau de source — un bol (infusion)
- Miel — une cuillerée (adoucir l'amertume)
- Menthe — quelques feuilles (parfum)
Ingrédients
- Armoise séchée (Artemisia vulgaris) — 1 c. à café (base de l'infusion)
- Eau — 25 cl (infusion)
- Miel — 1 à 2 c. à café (douceur)
- Menthe fraîche — 3 à 4 feuilles (parfum)
- Zeste de citron (facultatif) — 1 lamelle (fraîcheur)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement (sans bouillir fort) et retirer du feu.
- Y plonger l'armoise et la menthe, couvrir et laisser infuser 5 minutes (pas davantage, sous peine d'amertume excessive).
- Filtrer dans un bol.
- Ajouter le miel et remuer jusqu'à dissolution, puis le zeste de citron si l'on veut.
- Boire chaud, à petites gorgées. (À réserver aux adultes ; l'armoise est déconseillée aux femmes enceintes.)
Comment on faisait : L'armoise (artemisia) doit son nom à Artémis et était réputée dans la médecine antique pour les affections féminines : Dioscoride et Pline l'Ancien la mentionnent comme plante des sages-femmes et des herboristes. On en faisait des décoctions ou des infusions, souvent adoucies de miel pour masquer une amertume marquée. Les usages thérapeutiques antiques relèvent de l'histoire et ne constituent pas un conseil médical.
Le twist contemporain : Servie en fin de repas comme une tisane « digestive des prairies », dans une tasse de grès, avec un bâton de cannelle pour la chaleur.
Sources : Dioscoride, De Materia Medica (artemisia) · Pline l'Ancien, Histoire naturelle (vertus de l'armoise)
Artémis · Charactorium