La carte de Caïn
Pot de lentilles et d'amidonnier aux herbes du sillon
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Plat de partage des jours de récolte (banquet de moisson)

Pot de lentilles et d'amidonnier aux herbes du sillon

FestifReconstitution🧂 🍄 ☕moyen1 h 15
Plat de partage des jours de récolte (banquet de moisson)

Pot de lentilles et d'amidonnier aux herbes du sillon

Pourquoi ce plat ? Quand la moisson rentrait, le laboureur sortait le grand pot. Lentilles et amidonnier — les deux premières cultures domestiquées du Croissant fertile, celles des champs de Caïn — mijotent ensemble avec oignons et herbes amères : le plat copieux qui rassemble la maisonnée autour du feu, le jour où la terre a tenu ses promesses.

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Plat de partage des jours de récolte (banquet de moisson)

Un épais ragoût de lentilles brunes et de grains d'amidonnier (épeautre) fondus, parfumé d'oignon, d'ail, de cumin et d'herbes amères, lié à l'huile d'olive. Rustique, profond, généreux : le festin de ceux qui n'ont que la terre, mais une bonne terre.

Les jours de grande récolte, on ne se contente pas de la bouillie. Je jetais dans le grand pot une mesure de lentilles, une mesure d'amidonnier, l'oignon et l'ail, et je laissais le feu faire son ouvrage tout l'après-midi jusqu'à ce que le tout n'en fasse plus qu'un. J'y mettais les herbes amères du bord de champ, car le doux seul lasse la bouche. Là, on s'asseyait tous autour, on rompait la galette, on plongeait dans le pot — et pour une soirée, on oubliait que la terre était maudite sous mes pas.
Caïn
Ingrédients
  • Lentilles brunesdeux poignées (légumineuse-socle)
  • Grains d'amidonnier (épeautre)une poignée (céréale liante)
  • Oignonun gros (aromate)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Cumin sauvageune pincée (épice)
  • Herbes amères (roquette sauvage, feuilles de pissenlit)une botte (amertume)
  • Huile d'oliveun bon filet (liant gras)
  • Selau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Lentille et amidonnier figurent parmi les toutes premières plantes domestiquées du Néolithique proche-oriental, au cœur des premiers villages agricoles. Les associer dans un même pot (un « pottage ») optimisait sans le savoir l'apport en protéines végétales. On cuisait ces ragoûts longuement dans des jarres de terre enterrées dans les braises, et les herbes amères sauvages, cueillies aux abords des cultures, apportaient le contrepoint indispensable au gras et au féculent.

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