Mulsum — vin au miel d'accueil
Du vin adouci de miel et parfumé d'épices, servi frais à l'arrivée des convives : la boisson de bienvenue par excellence, douce et aromatique.
Du vin adouci de miel et parfumé d'épices, servi frais à l'arrivée des convives : la boisson de bienvenue par excellence, douce et aromatique.
Quand tu franchis mon seuil, on ne te laisse pas la gorge sèche : tends ta coupe. Je fais mêler au vin un bon miel battu — il faut le fouetter jusqu'à ce qu'il mousse — un soupçon de poivre, un éclat de cannelle, et l'on coupe toujours d'eau, car boire pur est affaire de barbares. Catulle, lui, m'a chanté mille fois en levant ce vin ; qu'il m'ait adorée ou maudite, sa coupe ne restait jamais pleine bien longtemps. Bois lentement, et parlons.
- •Vin — une amphore en petit (base)
- •Miel — généreusement (douceur)
- •Poivre — quelques grains (épice)
- •Cannelle ou nard — un éclat (parfum)
- •Eau — pour couper (dilution)
Mulsum — vin au miel d'accueil
Du vin adouci de miel et parfumé d'épices, servi frais à l'arrivée des convives : la boisson de bienvenue par excellence, douce et aromatique.
Pourquoi ce plat ? Le mulsum ouvrait traditionnellement la cena : c'est la coupe que Clodia, hôtesse réputée et libre d'esprit, tendait à ses invités dès leur arrivée. Le vin — ce vin que Catulle évoque tant dans ses poèmes à Lesbia — était au cœur de sa sociabilité.
Quand tu franchis mon seuil, on ne te laisse pas la gorge sèche : tends ta coupe. Je fais mêler au vin un bon miel battu — il faut le fouetter jusqu'à ce qu'il mousse — un soupçon de poivre, un éclat de cannelle, et l'on coupe toujours d'eau, car boire pur est affaire de barbares. Catulle, lui, m'a chanté mille fois en levant ce vin ; qu'il m'ait adorée ou maudite, sa coupe ne restait jamais pleine bien longtemps. Bois lentement, et parlons.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin — une amphore en petit (base)
- Miel — généreusement (douceur)
- Poivre — quelques grains (épice)
- Cannelle ou nard — un éclat (parfum)
- Eau — pour couper (dilution)
Ingrédients
- Vin rouge ou blanc moelleux — 75 cl (base)
- Miel — 100 g (douceur)
- Poivre noir en grains — 4 grains (épice)
- Bâton de cannelle — 1 petit (parfum)
- Eau (facultatif, pour servir allongé) — selon le goût (dilution)
Préparation
- Faire tiédir doucement une louche de vin avec le miel jusqu'à dissolution complète, sans bouillir.
- Ajouter le poivre concassé et la cannelle, laisser infuser hors du feu 10 min.
- Reverser dans le reste du vin, mélanger et filtrer.
- Laisser reposer quelques heures (idéalement au frais), puis filtrer à nouveau.
- Servir frais, allongé d'un peu d'eau pour respecter l'usage romain.
Comment on faisait : Le mulsum (vin miellé) se préparait traditionnellement avec environ une part de miel pour quatre de vin, parfois battu pour le faire mousser. On le servait en apéritif (la promulsis). Pline et Columelle en donnent des recettes ; couper le vin d'eau était une marque de civilité, boire pur passait pour excessif.
Le twist contemporain : Servir glacé en spritz romain, allongé d'eau pétillante et d'un zeste, façon vermouth antique d'avant-dîner.
Sources : Columelle, De re rustica, XII ; Pline l'Ancien, Naturalis Historia, XIV
Clodia Metella · Charactorium

