La carte de Coéos
Splánchna grillés et orge — la part des hommes au festin
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Partage du sacrifice (thysía) : les abats rôtis aux broches, mangés sur place

Splánchna grillés et orge — la part des hommes au festin

FestifReconstitution🧂 🍄moyen50 min
Partage du sacrifice (thysía) : les abats rôtis aux broches, mangés sur place

Splánchna grillés et orge — la part des hommes au festin

Pourquoi ce plat ? Coéos appartient à la génération qui institua, dans le mythe, le partage entre dieux et hommes. Le grand festin grec est le sacrifice lui-même : la fumée monte vers les Immortels, et les convives se partagent les splánchna — cœur, foie, rognons — rôtis aux broches autour de l'autel. C'est le banquet où l'on honore la lignée céleste du Titan.

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Partage du sacrifice (thysía) : les abats rôtis aux broches, mangés sur place

Des abats de mouton ou de chèvre embrochés, frottés de sel et d'huile, grillés à la flamme, et mangés brûlants avec une poignée de grains d'orge bouillie. Le plat des grands jours, fumé et nerveux, partagé debout.

Au temps où je tenais l'axe entre la Terre et le Ciel, on apprit aux mortels comment partager : à nous la fumée odorante qui s'élève, à vous la chair qui rassasie. Embroche le cœur et le foie, frotte-les de sel et de l'huile de l'olivier, et tiens-les sur la braise jusqu'à ce qu'ils chantent. Mangez-les debout, brûlants, avant même que les cuisses ne finissent de fumer pour nous. Et n'oublie pas l'orge sur le feu : c'est par elle que tout commence.
Coéos
Ingrédients
  • Abats de mouton ou de chèvre (cœur, foie, rognons)à partager (cœur du plat (splánchna))
  • Sel marinà frotter (assaisonnement)
  • Huile d'oliveà badigeonner (cuisson et liant)
  • Thym et origan séchésune pincée (parfum)
  • Orge en grainsun bol (accompagnement (oulaí bouillies))
Comment on faisait : Lors de la thysía, les os des cuisses enveloppés de graisse étaient brûlés pour les dieux (la part de fumée), tandis que les splánchna — viscères nobles — étaient rôtis aux broches (obeloí) et consommés sur place par les participants. La viande de boucherie courante provenait presque toujours de ces sacrifices : manger de la viande, c'était fêter et honorer les dieux.
Sources : M. Detienne & J.-P. Vernant, La cuisine du sacrifice en pays grec · Homère, Iliade (description des sacrifices et des broches) · A. Dalby, Siren Feasts

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