La carte de Dihya
Aghroum, le pain-socle de tout repas

Tagella — galette d'orge cuite sous la cendre

QuotidienReconstitution🧂facile1 h 10 (dont repos)

Une galette épaisse de farine d'orge, sans levain ou à peine levée, enfouie sous les braises et la cendre chaude jusqu'à ce que la croûte durcisse et que la mie reste dense et nourrissante. Le pain le plus simple et le plus ancien des hautes terres berbères.

Aghroum, le pain-socle de tout repas

Une galette épaisse de farine d'orge, sans levain ou à peine levée, enfouie sous les braises et la cendre chaude jusqu'à ce que la croûte durcisse et que la mie reste dense et nourrissante. Le pain le plus simple et le plus ancien des hautes terres berbères.

Approche, et n'aie pas peur de la cendre — c'est elle qui fait le vrai pain. Nous, gens de l'Aurès, nous ne portons pas de four sur nos chevaux : la terre brûlante et le feu suffisent. Je pétris l'orge de mes mains, je la couche sous les braises, et quand je la retire je la frappe pour en chasser la cendre comme on chasse l'ennemi de nos montagnes. Romps-la chaude, trempe-la dans le lait : voilà ce qui tient un guerrier debout du lever au coucher du soleil.
Dihya
Ingrédients
  • Farine d'orge moulue à la meuledeux pleines mains par personne (base de la galette)
  • Eau de sourceà mesure (lier la pâte)
  • Sel gemmeune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Avant le four à pain, les Berbères cuisaient leur pain directement dans le foyer : la galette d'orge (tagella ou aghroum) était glissée sous la cendre incandescente, technique encore vivante chez les Touaregs et dans l'Aurès. L'orge, plus tolérante à la sécheresse que le blé, dominait les hauteurs.

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