Panade au pain et au lait
Une soupe lisse et nourrissante où le pain rassis fond dans le lait et un peu de bouillon, liée d'un jaune d'œuf et d'une noix de beurre. L'archétype du plat de récupération qui ne coûte presque rien.
Une soupe lisse et nourrissante où le pain rassis fond dans le lait et un peu de bouillon, liée d'un jaune d'œuf et d'une noix de beurre. L'archétype du plat de récupération qui ne coûte presque rien.
Ne jetez jamais le pain de la veille, voyons — chez nous il finit toujours dans la casserole. Je le casse en morceaux, je le couvre de lait tiède et je le laisse boire tout son saoul avant de le passer. Un jaune d'œuf battu hors du feu, une noix de beurre, et voilà de quoi tenir chaud à toute la tablée quand le froid pince et que le porte-monnaie est léger. C'est pauvre, peut-être, mais cela console, et par les temps que nous avons connus, on a appris le prix d'une assiette pleine.
- •Pain rassis — quelques tranches (base, épaississant)
- •Lait — un grand bol (liquide)
- •Bouillon — un peu (saveur)
- •Jaune d'œuf — 1 (liaison)
- •Beurre — une noix (richesse)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Panade au pain et au lait
Une soupe lisse et nourrissante où le pain rassis fond dans le lait et un peu de bouillon, liée d'un jaune d'œuf et d'une noix de beurre. L'archétype du plat de récupération qui ne coûte presque rien.
Pourquoi ce plat ? Dans le Paris encore rationné du tout début des années 1950, le soir venu, on faisait gonfler le pain rassis dans du lait pour un potage réconfortant et bon marché — le genre de plat humble qui réchauffait une maisonnée se remettant des années de guerre.
Ne jetez jamais le pain de la veille, voyons — chez nous il finit toujours dans la casserole. Je le casse en morceaux, je le couvre de lait tiède et je le laisse boire tout son saoul avant de le passer. Un jaune d'œuf battu hors du feu, une noix de beurre, et voilà de quoi tenir chaud à toute la tablée quand le froid pince et que le porte-monnaie est léger. C'est pauvre, peut-être, mais cela console, et par les temps que nous avons connus, on a appris le prix d'une assiette pleine.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain rassis — quelques tranches (base, épaississant)
- Lait — un grand bol (liquide)
- Bouillon — un peu (saveur)
- Jaune d'œuf — 1 (liaison)
- Beurre — une noix (richesse)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pain rassis — 150 g (base, épaississant)
- Lait entier — 500 ml (liquide)
- Bouillon de volaille — 250 ml (saveur)
- Jaune d'œuf — 1 (liaison)
- Beurre — 20 g (richesse)
- Sel et muscade — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Casser le pain rassis en morceaux dans une casserole.
- Verser le lait et le bouillon chauds, laisser le pain s'imbiber 10 minutes.
- Faire chauffer doucement en écrasant le pain jusqu'à obtenir une texture lisse.
- Hors du feu, incorporer le jaune d'œuf battu et le beurre en fouettant pour lier.
- Saler, râper un peu de muscade et servir bien chaud.
Comment on faisait : La panade est un plat médiéval qui a traversé les siècles précisément parce qu'il sauve le pain dur. Dans les foyers modestes d'après-guerre, c'était le souper économique par excellence, parfois la base des bouillies pour enfants et convalescents.
Le twist contemporain : Une cuillère de comté râpé fondu en surface et quelques croûtons dorés au beurre pour un clin d'œil 'soupe à l'oignon' sans l'oignon.
Dominique Lemor · Charactorium