La carte de Dominique Lemor
Panade au pain et au lait
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Soupe du soir

Panade au pain et au lait

QuotidienDocumentée🧂facile25 min
Soupe du soir

Panade au pain et au lait

Pourquoi ce plat ? Dans le Paris encore rationné du tout début des années 1950, le soir venu, on faisait gonfler le pain rassis dans du lait pour un potage réconfortant et bon marché — le genre de plat humble qui réchauffait une maisonnée se remettant des années de guerre.

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Soupe du soir

Une soupe lisse et nourrissante où le pain rassis fond dans le lait et un peu de bouillon, liée d'un jaune d'œuf et d'une noix de beurre. L'archétype du plat de récupération qui ne coûte presque rien.

Ne jetez jamais le pain de la veille, voyons — chez nous il finit toujours dans la casserole. Je le casse en morceaux, je le couvre de lait tiède et je le laisse boire tout son saoul avant de le passer. Un jaune d'œuf battu hors du feu, une noix de beurre, et voilà de quoi tenir chaud à toute la tablée quand le froid pince et que le porte-monnaie est léger. C'est pauvre, peut-être, mais cela console, et par les temps que nous avons connus, on a appris le prix d'une assiette pleine.
Dominique Lemor
Ingrédients
  • Pain rassisquelques tranches (base, épaississant)
  • Laitun grand bol (liquide)
  • Bouillonun peu (saveur)
  • Jaune d'œuf1 (liaison)
  • Beurreune noix (richesse)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : La panade est un plat médiéval qui a traversé les siècles précisément parce qu'il sauve le pain dur. Dans les foyers modestes d'après-guerre, c'était le souper économique par excellence, parfois la base des bouillies pour enfants et convalescents.

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