La réserve du naptanu (provision de conservation)
Nūnu wābilu — poisson de marais séché et grillé
ConservationReconstitution🧂 🍄moyen20 min + 1 à 2 jours de séchage
Du poisson de rivière fendu, salé, séché au soleil et au vent, puis grillé sur la braise et arrosé d'huile de sésame. Une conserve simple et puissante, salée et profondément umami, qu'on émiette sur le pain ou dans le ragoût.
La réserve du naptanu (provision de conservation)
Du poisson de rivière fendu, salé, séché au soleil et au vent, puis grillé sur la braise et arrosé d'huile de sésame. Une conserve simple et puissante, salée et profondément umami, qu'on émiette sur le pain ou dans le ragoût.
Les marais d'entre les deux fleuves nourrissent Ur autant que les champs d'orge. On fend le poisson, on le frotte de sel, on le pend au vent jusqu'à ce qu'il devienne dur comme une tablette d'argile sèche. Quand la faim vient, on le passe sur la braise, on l'arrose d'huile de sésame, et l'on en émiette la chair sur le pain — voilà la nourriture du voyageur et du scribe, qui ne se gâte pas même aux jours brûlants.
Ingrédients
- •Poisson de rivière ou de marais — ce que rapporte le filet (produit de base)
- •Sel — en abondance (agent de conservation)
- •Huile de sésame — un filet (à la dégustation)
Comment on faisait : Le poisson était une protéine majeure en Mésopotamie du Sud, pays de marais et de canaux. Faute de réfrigération, on le conservait par salage et séchage au soleil ; les textes administratifs distinguent de nombreuses variétés de poissons frais et séchés livrés aux temples. Le poisson séché voyageait et se stockait, à la différence du poisson frais.
Sources : Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, 2002 · Textes administratifs sumériens sur les livraisons de poissons aux temples (période d'Ur III)