retournerTuʾu — ragoût d'orge au mouton et aux poireaux
Tuʾu — ragoût d'orge au mouton et aux poireaux
Pourquoi ce plat ? Enkidu et Gilgamesh sont des héros guerriers ; après avoir terrassé le Taureau Céleste et le gardien Humbaba, on imagine les banquets d'Uruk où l'on servait la viande bouillie longuement, plat des rois et des grandes victoires. Ce ragoût épais évoque ces festins de retour de combat.
Un ragoût mijoté de mouton et d'orge, lié par le sang, parfumé à l'ail, l'oignon, le poireau et la coriandre — proche des ragoûts décrits sur les plus anciennes tablettes de cuisine du monde.
Après avoir abattu le Taureau du Ciel, nous avons festoyé comme des rois ! On jette le mouton dans le chaudron, on y verse l'eau, le sel, l'oignon écrasé et le poireau, on laisse le feu travailler tout le jour. La graisse monte, le bouillon épaissit avec l'orge, et l'ail parfume la maison. Mange-le brûlant avec du pain, ami : c'est le repas de ceux qui ont vaincu et qui veulent oublier qu'ils mourront.
- •Épaule de mouton en morceaux — une bonne pièce (viande)
- •Graisse de queue de mouton — un morceau (richesse)
- •Orge concassée — une poignée (liant)
- •Oignons, poireaux, ail — à volonté (aromates)
- •Coriandre et cumin — selon le goût (parfum)
- •Sel et eau — ce qu'il faut (bouillon)
Tuʾu — ragoût d'orge au mouton et aux poireaux
Un ragoût mijoté de mouton et d'orge, lié par le sang, parfumé à l'ail, l'oignon, le poireau et la coriandre — proche des ragoûts décrits sur les plus anciennes tablettes de cuisine du monde.
Pourquoi ce plat ? Enkidu et Gilgamesh sont des héros guerriers ; après avoir terrassé le Taureau Céleste et le gardien Humbaba, on imagine les banquets d'Uruk où l'on servait la viande bouillie longuement, plat des rois et des grandes victoires. Ce ragoût épais évoque ces festins de retour de combat.
Après avoir abattu le Taureau du Ciel, nous avons festoyé comme des rois ! On jette le mouton dans le chaudron, on y verse l'eau, le sel, l'oignon écrasé et le poireau, on laisse le feu travailler tout le jour. La graisse monte, le bouillon épaissit avec l'orge, et l'ail parfume la maison. Mange-le brûlant avec du pain, ami : c'est le repas de ceux qui ont vaincu et qui veulent oublier qu'ils mourront.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de mouton en morceaux — une bonne pièce (viande)
- Graisse de queue de mouton — un morceau (richesse)
- Orge concassée — une poignée (liant)
- Oignons, poireaux, ail — à volonté (aromates)
- Coriandre et cumin — selon le goût (parfum)
- Sel et eau — ce qu'il faut (bouillon)
Ingrédients
- Épaule d'agneau désossée en cubes — 700 g (viande)
- Orge perlé — 120 g (liant et texture)
- Oignons émincés — 2 (base aromatique)
- Poireaux émincés — 2 (aromate)
- Gousses d'ail écrasées — 4 (parfum)
- Coriandre fraîche + graines de cumin — 1 bouquet + 1 c. à café (parfum)
- Sel — au goût (assaisonnement)
- Eau ou bouillon — 1,5 litre (mijotage)
Préparation
- Faites revenir les cubes d'agneau dans un peu de graisse jusqu'à coloration.
- Ajoutez oignons, poireaux et ail, faites suer quelques minutes.
- Versez l'eau, le cumin et le sel ; portez à frémissement.
- Ajoutez l'orge perlé, couvrez et laissez mijoter 1 h 30 à feu doux, en remuant de temps en temps.
- Le bouillon doit épaissir et la viande se défaire. Ajustez le sel.
- Parsemez de coriandre fraîche et servez brûlant avec la galette d'orge (r1).
Comment on faisait : Les trois tablettes culinaires babyloniennes de la collection Yale (vers 1730 av. J.-C.) sont les plus anciennes recettes écrites connues : elles décrivent une vingtaine de ragoûts (« tuʾu ») de viande et de légumes, liés à l'eau, à la graisse et parfois au sang, relevés d'oignon, poireau, ail, coriandre et cumin. La cuisine mésopotamienne reposait sur le mijotage en chaudron de terre ou de bronze. Aucun produit du Nouveau Monde : ni tomate, ni piment, ni pomme de terre.
Le twist contemporain : Servez en cocotte de fonte noire posée sur la table, comme un chaudron de banquet, et laissez chacun rompre son pain dedans : le festin de Gilgamesh à la maison.
Enkidu · Charactorium





