La carte de Francesco del Giocondo
Fettunta à l'huile nouvelle
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Companatico — ce qui accompagne le pain à la table de tous les jours

Fettunta à l'huile nouvelle

QuotidienReconstitution🧂facile10 min
Companatico — ce qui accompagne le pain à la table de tous les jours

Fettunta à l'huile nouvelle

Pourquoi ce plat ? Francesco bâtissait sa fortune sur les soieries, mais comme tout Toscan il vivait du pain, du vin et de l'huile d'olive de la campagne florentine. Au pressoir d'automne, on goûtait l'huile nouvelle sur une tranche de pain grillé : le geste le plus simple et le plus toscan qui soit, à la portée du marchand comme du paysan.

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Companatico — ce qui accompagne le pain à la table de tous les jours

Une large tranche de pain toscan grillé sur la braise, frottée d'ail et noyée sous un filet d'huile d'olive fraîchement pressée, relevée d'une pincée de sel. L'en-cas quotidien par excellence, qui célèbre l'huile nouvelle de Toscane.

Messer, ne dédaignez point la simplicité de cette bouchée. Au temps du pressoir, quand l'huile coule encore trouble et verte des meules, je fais griller sur les braises une tranche de notre bon pain, je la frotte d'une gousse d'ail et la baigne de cet or liquide. Une pincée de sel, et voilà : nul brocart de soie ne vaut le contentement d'un Florentin devant son huile nouvelle.
Francesco del Giocondo
Ingrédients
  • Pain toscan sans sel, rassis d'un jourgrosses tranches (support)
  • Huile d'olive nouvelle de Toscanegénéreusement (vedette)
  • Ailune gousse (parfum)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : À la Renaissance, le pain toscan se faisait déjà sans sel (héritage d'anciennes taxes sur le sel) et accompagnait chaque repas. L'huile d'olive, abondante dans les collines autour de Florence, était à la fois aliment, monnaie d'échange et marqueur de richesse rurale. Tremper le pain dans l'huile nouvelle était un rituel saisonnier partagé par toutes les classes.

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