La boisson-mère (kash, bue à la jarre commune)
Kash — bière d'orge à la paille
BoissonReconstitution🫙 🍋difficile2 h actives (+ 4 à 6 jours de fermentation)
Une bière trouble, dorée, peu alcoolisée, brassée à partir de pains d'orge (bappir) émiettés et fermentés, parfumée aux dattes. On la buvait à la longue paille pour éviter les résidus flottant à la surface.
La boisson-mère (kash, bue à la jarre commune)
Une bière trouble, dorée, peu alcoolisée, brassée à partir de pains d'orge (bappir) émiettés et fermentés, parfumée aux dattes. On la buvait à la longue paille pour éviter les résidus flottant à la surface.
Tu veux savoir comment l'homme sauvage devint mon égal ? Sept jarres de kash, et son cœur s'ouvrit, et il chanta ! La déesse Ninkasi nous a appris l'art : on cuit le bappir, ce pain d'orge brun, on l'émiette dans l'eau douce avec le miel des dattes, et on laisse l'esprit du grain travailler dans la jarre. Quand la surface bouillonne et chante, on y plonge le chalumeau de roseau — car un roi ne boit pas la lie. Bois avec moi, étranger, à la santé d'Uruk aux remparts.
Ingrédients
- •Bappir (pain d'orge brun, deux fois cuit) — plusieurs pains (source de sucres)
- •Malt d'orge — une part (fermentescible)
- •Dattes — une poignée (douceur et levure sauvage)
- •Eau douce — une jarre (milieu)
Comment on faisait : L'Hymne à Ninkasi (env. 1800 av. J.-C.) est à la fois un poème religieux et une recette de brassage : il décrit le bappir, le maltage, la fermentation dans la cuve. La bière sumérienne, épaisse et chargée de résidus, se buvait collectivement à la jarre via de longues pailles de roseau, parfois en métal précieux pour les rois.
Sources : Hymne à Ninkasi, texte sumérien vers 1800 av. J.-C. (traduction M. Civil, 1964) · Jean Bottéro, La plus vieille cuisine du monde, Audibert, 2002