La carte de Hernán Cortés
Ración de bord — les vivres du navire pour l'Atlantique

Biscuit de mer et lard salé pour la traversée

VoyageDocumentée🧂moyen2 h 30 (cuisson + séchage)

Une galette de pain cuite deux fois pour devenir dure et inaltérable, conservée des semaines en mer. On la trempe dans le vin ou le bouillon pour la ramollir, avec une tranche de lard salé poêlé.

Ración de bord — les vivres du navire pour l'Atlantique

Une galette de pain cuite deux fois pour devenir dure et inaltérable, conservée des semaines en mer. On la trempe dans le vin ou le bouillon pour la ramollir, avec une tranche de lard salé poêlé.

Lorsque j'appareillai de Cuba en l'an 1519, nul fruit frais ne survit à pareille traversée. Notre pain, nous le cuisions deux fois afin qu'il devînt dur comme pierre et ne se corrompît point durant les longues semaines de mer. Trempé dans un peu de vin ou dans le bouillon, accompagné d'une tranche de lard salé, il tenait l'estomac d'un soldat du Roi. Ce n'était point festin, mais sans ce biscuit de mer, jamais nous n'eussions vu les rivages de la Nouvelle-Espagne.
Hernán Cortés
Ingrédients
  • Farine de bléà volonté (base du biscuit)
  • Eauce qu'il faut (liant)
  • Selune bonne poignée (goût et conservation)
  • Lard salé (tocino)selon la ration (graisse et protéine de voyage)
  • Vinun trait (tremper et ramollir)
Comment on faisait : Le bizcocho (de bis coctus, « cuit deux fois ») était la base alimentaire de toute marine ibérique. Stocké en barriques, il devait rester sec ; humide, il moisissait ou se peuplait de charançons, que les marins chassaient en tapant le biscuit sur la table. Le lard salé et le vin complétaient cette ration de survie.
Sources : Bernal Díaz del Castillo, Historia verdadera de la conquista de la Nueva España