La carte de Hernán Cortés
Rancho — l'écuelle unique du berger et du soldat castillan

Migas du berger d'Estrémadure

QuotidienReconstitution🧂facile40 min (+ repos une nuit)

Du pain dur réduit en petits morceaux, humecté la veille puis sauté dans la graisse de lard avec de l'ail, jusqu'à devenir doré et croustillant. Le plat de survie des bergers de la sierra, qui rassasie pour trois fois rien.

Rancho — l'écuelle unique du berger et du soldat castillan

Du pain dur réduit en petits morceaux, humecté la veille puis sauté dans la graisse de lard avec de l'ail, jusqu'à devenir doré et croustillant. Le plat de survie des bergers de la sierra, qui rassasie pour trois fois rien.

Avant que la mer ne m'emportât vers les Indes, je fus enfant de Medellín, en cette rude Estrémadure où jamais l'on ne gâche le pain. Quand le quignon durcissait, les bergers le rompaient en menus morceaux, l'humectaient d'eau salée toute une nuit, puis les faisaient sauter dans la graisse du lard jusqu'à ce qu'ils dansassent dans la poêle. Croyez-moi, par les matins glacés de la sierra, une écuelle de migas brûlantes valait toutes les viandes des seigneurs. J'y joignais une gousse d'ail écrasée, et rendais grâce à Dieu pour si maigre pitance.
Hernán Cortés
Ingrédients
  • Pain de blé rassisune grosse miche dure (base du plat)
  • Graisse de lard (saindoux ou panceta)une bonne cuillerée (matière grasse et goût)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Eau et selce qu'il faut (humecter le pain)
Comment on faisait : Plat de pauvreté et d'ingéniosité, les migas servaient à ne jamais perdre une miette de pain dans une région aride. On les mangeait à la cuillère de bois, à plusieurs autour de la même poêle, souvent au petit matin avant de mener les troupeaux.