La carte de Hiʻiaka
ʻAhaʻaina — le festin du four enterré

Iʻa et lūʻau à l'imu

FestifReconstitution🧂 🍄moyen1 h

Filets de poisson enveloppés dans de jeunes feuilles de taro (lūʻau) et des feuilles de ti, posés sur des pierres brûlantes et cuits à l'étouffée jusqu'à fondre. Salé à la fleur de sel marin récoltée dans les bassins de lave.

ʻAhaʻaina — le festin du four enterré

Filets de poisson enveloppés dans de jeunes feuilles de taro (lūʻau) et des feuilles de ti, posés sur des pierres brûlantes et cuits à l'étouffée jusqu'à fondre. Salé à la fleur de sel marin récoltée dans les bassins de lave.

Écoute crépiter les pierres, voyageur : l'imu est ouvert pour toi. J'enroule le iʻa dans les feuilles de lūʻau les plus tendres, je le couche sur le ti, et la terre fait le reste pendant que je frappe le sol de mes pieds pour le hula. Le sel, je le prends aux creux de lave où la mer l'a laissé sécher — rien d'autre, car la chair du poisson et la feuille suffisent. Quand on soulève les feuilles et que la vapeur te brûle le visage, c'est que les dieux ont mangé avant nous.
Hiʻiaka
Ingrédients
  • Poisson de récif frais (iʻa)selon la pêche (protéine)
  • Jeunes feuilles de taro (lūʻau)une grande poignée (enveloppe fondante (toxiques crues, sûres une fois bien cuites))
  • Feuilles de tiquelques-unes (emballage de cuisson)
  • Sel marin (paʻakai)une pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Le festin (ʻahaʻaina, ancêtre du lūʻau moderne) cuisait des heures dans l'imu : pierres chauffées au rouge, aliments enveloppés de feuilles, le tout recouvert de nattes et de terre pour emprisonner la vapeur. Pour une déesse, on aurait privilégié poisson et végétaux ; rappelons que le porc et la banane étaient autrefois kapu aux femmes.
Sources : Margaret Titcomb, Native Use of Fish in Hawaii · E. S. Craighill Handy, The Hawaiian Planter