La carte de Hinetītama
Manu i te hāngī — oiseau de forêt cuit dans sa graisse
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Kai rangatira — mets de chef, réservé aux grandes tablées

Manu i te hāngī — oiseau de forêt cuit dans sa graisse

FestifReconstitution🍄 🧂difficile3 h 30
Kai rangatira — mets de chef, réservé aux grandes tablées

Manu i te hāngī — oiseau de forêt cuit dans sa graisse

Pourquoi ce plat ? Tāne, père d'Hinetītama, est le dieu de la forêt et de tous les oiseaux qui l'habitent. Honorer la jeune fille de l'aube, c'est offrir un présent du domaine de son père : l'oiseau de la canopée, mets précieux que l'on conservait dans sa propre graisse pour les festins.

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Kai rangatira — mets de chef, réservé aux grandes tablées

Oiseau de forêt (jadis le kererū, pigeon māori, aujourd'hui protégé) cuit lentement au four de terre puis conservé dans sa graisse fondue. Chair fondante, riche et salée, parfumée à la fumée.

Les oiseaux sont les enfants de mon père Tāne ; on ne les prend qu'avec respect, en saison, quand ils sont gras des baies de la forêt. Cuis-les longuement dans le four de terre, puis dépose-les dans leur propre graisse fondue, au fond d'une calebasse : ainsi gardés, ils nourriront les hôtes de marque à la saison froide. Offrir cet oiseau, c'est offrir un morceau de la forêt sacrée — ne le sers jamais à la légère.
Hinetītama
Ingrédients
  • Kererū (pigeon māori) — aujourd'hui protégé, ne pas chasserplusieurs oiseaux (viande de fête)
  • Graisse d'oiseau fonduede quoi recouvrir (cuisson et conservation (confit))
  • Calebasse (taha)1 (récipient de conservation)
Comment on faisait : Les Māori conservaient les oiseaux gras de la forêt (kererū, kākā, tūī) en les cuisant puis en les immergeant dans leur graisse au fond de calebasses scellées (huahua) — une technique de confit qui permettait de les garder des mois. C'était une nourriture de prestige, échangée et offerte lors des fêtes.
Sources : Best, Elsdon, Forest Lore of the Maori, 1942 · Hiroa, Te Rangi (Peter Buck), The Coming of the Maori, 1949

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