La carte de Honen
Kashi d'ohigan (彼岸) — la douceur d'offrande des équinoxes bouddhiques

Botamochi — riz gluant enrobé de haricot azuki

OffrandeReconstitution🍯moyen1 h 45

Une boulette de riz gluant à demi pilé, enveloppée d'une pâte d'azuki à peine sucrée. Rouge sombre, dense, réconfortant : le gâteau des morts qu'on offre et qu'on partage aux jours saints.

Kashi d'ohigan (彼岸) — la douceur d'offrande des équinoxes bouddhiques

Une boulette de riz gluant à demi pilé, enveloppée d'une pâte d'azuki à peine sucrée. Rouge sombre, dense, réconfortant : le gâteau des morts qu'on offre et qu'on partage aux jours saints.

Aux jours où le jour et la nuit se font égaux, on prépare ceci pour les Bouddhas et pour nos défunts. Je pile le riz à moitié — ni grain entier ni pâte, comme l'homme entre ce monde-ci et la Terre pure — puis je le roule dans le haricot rouge, car cette couleur, dit-on, écarte les ombres. Le sucre est rare et cher, alors je laisse le haricot donner sa douceur de lui-même, à peine relevée. Offres-en d'abord à l'autel, en récitant le Nom ; ce qui reste, partage-le sans compter — la grâce ne se garde pas pour soi.
Honen
Ingrédients
  • Riz gluant (mochigome)un bol (cœur de la boulette)
  • Haricots azukideux bols (enrobage rouge)
  • Sucre brun (ou amazake / un peu de miel)très peu, denrée précieuse (douceur)
  • Selune pincée (relève la pâte)
Comment on faisait : Le riz sucré aux azuki est lié de longue date au culte bouddhique japonais et aux offrandes des ancêtres ; sa couleur rouge passait pour conjurer le malheur. Au XIIᵉ siècle, le sucre restait un luxe importé (réservé presque à la médecine) : les versions anciennes étaient beaucoup moins sucrées que les wagashi modernes, la douceur venant surtout du haricot lui-même.