La carte de Jean Calvin
Pain bis de voyage aux fèves
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Le pain de besace pour la route (pain de garde)

Pain bis de voyage aux fèves

VoyageÉvocation🧂moyen5 h (dont levées)
Le pain de besace pour la route (pain de garde)

Pain bis de voyage aux fèves

Pourquoi ce plat ? La vie de Calvin fut un long exil : Noyon, Paris, puis la fuite vers Bâle, Genève, Strasbourg et de nouveau Genève. Un homme sur les routes du XVIe siècle emportait dans sa besace un pain dense et rustique, capable de tenir plusieurs jours — pain bis renforcé de farine de fèves, nourrissant et bon marché, le vrai compagnon du réformé en chemin.

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Le pain de besace pour la route (pain de garde)

Un pain dense et rustique mêlant farine bise et farine de fèves, qui rassasie longtemps et se garde plusieurs jours dans la besace du voyageur.

J'ai connu plus de chemins que de repos, chassé d'une ville à l'autre pour la cause de l'Évangile. Sur la route, point de table dressée : on emporte dans sa besace un pain bis, où j'aime mêler la farine de fèves qui le rend dru et soutenant. Un tel pain ne flatte pas le palais, mais il tient au corps trois jours durant, et c'est tout ce qu'il faut à qui marche pour son Dieu. Rompez-en un morceau, mouillez-le d'un peu d'eau ou de vin trempé, et rendez grâce : le pain du pèlerin vaut mieux que les viandes du paresseux.
Jean Calvin
Ingrédients
  • Farine bise (blé peu blutée)trois parts (base)
  • Farine de fèvesune part (force et nourriture)
  • Levainun morceau de la fournée précédente (levée)
  • Selà discrétion (goût et conservation)
  • Eauce qu'il faut (hydratation)
Comment on faisait : Le pain « bis » (farine peu blutée, riche en son) et les pains de légumineuses étaient l'ordinaire des classes modestes et des voyageurs. Denses et longue conservation, ils étaient parfois durcis volontairement (biscuit, « bis-cuit » = cuit deux fois) pour les longs trajets et les sièges.

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