Café à la chicorée
Une boisson chaude et amère, mélange de café et de racine de chicorée torréfiée, typique des tables françaises du XIXe siècle. Robuste, économique, et bien moins nerveuse qu'un café pur.
Une boisson chaude et amère, mélange de café et de racine de chicorée torréfiée, typique des tables françaises du XIXe siècle. Robuste, économique, et bien moins nerveuse qu'un café pur.
Je n'ai jamais été homme de bonne chère, et l'on me trouverait plutôt à ma table de travail qu'à celle du dîner. Mais le café, voilà mon allié ! On le coupait alors de chicorée torréfiée, cette racine que l'on moud et que l'on passe à l'eau bouillante : cela donne une boisson noire, amère, qui tient l'esprit en éveil sans l'agiter outre mesure. Une tasse au matin, et l'on pouvait affronter les séances du Palais-Bourbon jusqu'au soir.
- •Café moulu — deux mesures (base aromatique)
- •Racine de chicorée torréfiée et moulue — une mesure (amertume et corps)
- •Eau bouillante — selon le nombre de tasses (infusion)
- •Lait ou sucre — au goût (adoucir)
Café à la chicorée
Une boisson chaude et amère, mélange de café et de racine de chicorée torréfiée, typique des tables françaises du XIXe siècle. Robuste, économique, et bien moins nerveuse qu'un café pur.
Pourquoi ce plat ? Dans la France bourgeoise et provinciale du XIXe siècle, on coupait le café de racine de chicorée torréfiée, par économie autant que par goût. Pour un travailleur infatigable comme Ferry, qui consacrait son énergie au ministère bien plus qu'à la table, ce café amer et corsé était le compagnon des longues journées de labeur.
Je n'ai jamais été homme de bonne chère, et l'on me trouverait plutôt à ma table de travail qu'à celle du dîner. Mais le café, voilà mon allié ! On le coupait alors de chicorée torréfiée, cette racine que l'on moud et que l'on passe à l'eau bouillante : cela donne une boisson noire, amère, qui tient l'esprit en éveil sans l'agiter outre mesure. Une tasse au matin, et l'on pouvait affronter les séances du Palais-Bourbon jusqu'au soir.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu — deux mesures (base aromatique)
- Racine de chicorée torréfiée et moulue — une mesure (amertume et corps)
- Eau bouillante — selon le nombre de tasses (infusion)
- Lait ou sucre — au goût (adoucir)
Ingrédients
- Café moulu — 2 cuillères à soupe (base aromatique)
- Chicorée soluble ou torréfiée — 1 cuillère à café (amertume et corps)
- Eau frémissante — 50 cl (infusion)
- Lait chaud et sucre — au goût (adoucir)
Préparation
- Mélanger le café moulu et la chicorée.
- Passer le mélange à l'eau frémissante (filtre, cafetière à piston ou cafetière de grand-mère).
- Laisser infuser quelques minutes pour extraire le corps et l'amertume.
- Servir bien chaud, nature ou allongé de lait chaud et légèrement sucré.
Comment on faisait : La chicorée torréfiée s'est répandue en France au XIXe siècle, notamment dans le Nord et l'Est, comme additif ou substitut bon marché au café. On la cultivait, on séchait et torréfiait la racine, puis on la moulait. Mélangée au café, elle donnait une boisson plus pleine en bouche et moins coûteuse — un standard des tables modestes et bourgeoises.
Le twist contemporain : Servez-le glacé en été, monté avec un peu de lait fouetté et un nuage de mousse, façon café viennois revisité.
Jules Ferry · Charactorium

