Café noir bien serré du romancier
Un café noir, corsé et brûlant, infusé fort comme on l'aimait dans les cabinets de travail du Paris romantique.
Un café noir, corsé et brûlant, infusé fort comme on l'aimait dans les cabinets de travail du Paris romantique.
Sans café, mon cher, point de roman ! Quand la chandelle baisse et que les mousquetaires me réclament encore vingt pages, c'est lui mon seul allié. Je le veux noir comme l'encre, brûlant et bien tassé — qu'il vous redresse l'esprit d'un coup. Méfie-toi des cafés pâles et bavards : ils n'ont jamais sauvé un feuilleton à l'heure du tirage !
- •Café fraîchement torréfié et moulu — généreusement (base)
- •Eau pure — selon le nombre de tasses (infusion)
- •Sucre — selon le goût (adoucir (facultatif))
Café noir bien serré du romancier
Un café noir, corsé et brûlant, infusé fort comme on l'aimait dans les cabinets de travail du Paris romantique.
Pourquoi ce plat ? Le café était la boisson quotidienne de Dumas, qui écrivait des nuits entières porté par ses feuilletons. Son dictionnaire culinaire détaille la torréfaction et l'infusion : il en était un buveur passionné autant qu'un théoricien.
Sans café, mon cher, point de roman ! Quand la chandelle baisse et que les mousquetaires me réclament encore vingt pages, c'est lui mon seul allié. Je le veux noir comme l'encre, brûlant et bien tassé — qu'il vous redresse l'esprit d'un coup. Méfie-toi des cafés pâles et bavards : ils n'ont jamais sauvé un feuilleton à l'heure du tirage !
Ingrédients (version d’époque)
- Café fraîchement torréfié et moulu — généreusement (base)
- Eau pure — selon le nombre de tasses (infusion)
- Sucre — selon le goût (adoucir (facultatif))
Ingrédients
- Café de torréfaction foncée, moulu — 10 g par tasse (base)
- Eau de source — 120 ml par tasse (infusion)
- Sucre — selon le goût (adoucir (facultatif))
Préparation
- Faites chauffer l'eau sans la porter à pleine ébullition (env. 92 °C).
- Disposez le café moulu fin dans une cafetière à filtre ou une cafetière à piston.
- Versez l'eau chaude, laissez infuser 4 minutes pour un café bien corsé.
- Filtrez et servez très chaud, sucré ou non.
Comment on faisait : À l'époque, on torréfiait souvent les grains chez soi dans un brûloir, puis on infusait dans une cafetière de fer-blanc. Dumas, dans son dictionnaire, défendait un café fort et longuement passé, loin des décoctions trop légères.
Le twist contemporain : Servez-le dans une petite tasse aux côtés d'un carré de chocolat noir : la pause idéale pour relire un chapitre des Trois Mousquetaires.
Sources : Alexandre Dumas, Grand Dictionnaire de cuisine, 1873 (posthume)
Alexandre Dumas · Charactorium